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On jase avec… Louis Morissette!

Dans la vie, nous avons tous une personnalité publique que nous admirons pour ses réalisations et/ou ses talents. De mon côté, il y en a quelques-unes, je l’admets! L’une de ces personnalités est nul autre que Louis Morissette. Que ce soit pour son humour (Les Mecs Comiques et 3X Rien), pour ses talents d’acteur/réalisateur (C.A, Les Bye Bye, Reste Avec Moi, Liverpool, Le Mirage et plusieurs autres) ou voir même pour son parcours incroyable en tant qu’entrepreneur (KOTV et Le Chien Fumant), j’ai toujours eu une certaine admiration pour cet homme.

Le 29 Octobre dernier, il était de passage dans mon patelin de Gatineau dans le cadre du spectacle Les Morissette – excellent spectacle qu’il offre en compagnie de sa conjointe Véronique Cloutier. C’est entre deux (2) représentations et deux (2) bouchées que Louis Morissette m’a accordé une petite entrevue.

On jase avec… Louis Morissette!


YAN AUBÉ – Louis! Tout d’abord, merci pour ton temps et surtout merci de te prêter au jeu! Alors qu’est-ce qu’on boit?

LOUIS MORISSETTE – Qu’est-ce qu’on boit? On boit particulièrement du vin… Pas mal de vin! C’est définitivement un goût que je raffine à travers les années. Sinon, je suis un dinosaure de la bière. Pour moi, une belle soirée se débute avec une bonne bière. Au niveau de bien terminer une soirée et/ou un repas, c’est avec un digestif et généralement… On y va pour un bon scotch pas trop tourbé. Mais pas beaucoup! Juste un peu! Parce que quand je suis rendu au scotch, je suis généralement déjà avancé alors je ne veux pas m’achever non plus! J’ai des amis qui sont de très gros fans de la grappa et souvent ils essaient de m’embarquer dans leurs dégustations mais… Je refuse! Sinon je vais divaguer en même pas cinq (5) minutes et ça ne sera pas trop beau.

YAN AUBÉ – Ok Ok! Faudrait qu'on jase grappa alors. J’ai peut-être de quoi de bien pour toi! Sinon en matière de scotch, as-tu un produit chouchou?

LOUIS MORISSETTE – Même pas! Je suis plate enh? Disons que généralement je me laisse guider à travers les connaissances de certaines personnes comme toi ou de mon bon ami Antoine Bertrand, un passionné de scotch!

YAN AUBÉ – Excellent! On retient la candidature d’Antoine pour une prochaine chronique! Donc si je te demande cocktail ou état brut?

LOUIS MORISSETTE – Plus brut! À cause de l’ignorance. Je ne m’y connais pas tant en matière de cocktail. Même ma blonde ne connait pas trop ça. Il faudrait que je prenne le temps d’en faire et de m’instruire mais il y a un petit manque d’intérêt ou plutôt… De la paresse!

YAN AUBÉ – Justement. Ta blonde. Si tu veux lui faire plaisir avec une bonne bouteille, que lui offres-tu?

LOUIS MORISETTE – Une bouteille de parfum! Hehe… Non mais elle boit très peu! Disons que j’arrive avec une bouteille d’alcool à la maison, elle va simplement me dire ''Pour moi? C’est parce que TU te cherches un certain cadeau/gâterie?''! Donc, souvent j’offre une bonne bouteille de vin blanc… Bien froid! Question qu’il goûte la même affaire que tous les vins blancs bien froids!

YAN AUBÉ – Louis on te connait comme l’ambassadeur des Boston Pizza ainsi que l’actionnaire de l’excellent restaurant Le Chien Fumant de Montréal. Qu’est-ce qui t’attire dans l’aventure de la restauration? Est-ce les cocktails? La bouffe? Le vin?

LOUIS MORISSETTE – Pour moi, si on jase de Le Chien Fumant à Montréal c’est une histoire d’ambiance. Sans être ''téteux'', c’est l’une des plus belles ambiances de Montréal que ce soit pour l’heure du souper ou même à deux (2) heures du matin. D’ailleurs, j’avoue que la carte des vins m’a aussi grandement charmée et même certains spiritueux. Ils ont plusieurs produits en importation privée ce qui rend l’expérience vraiment agréable.

YAN AUBÉ – Outre ce restaurant, ton endroit préféré pour prendre un verre?

LOUIS MORISSETTE – C’est cliché… Mais à la maison! Véro et moi avons la chance d’avoir une magnifique terrasse et sérieusement, avec toute la route que l’on fait et avec tous les dossiers sur lesquels nous travaillons il n’y a rien de mieux que ma terrasse pour justement prendre un bon verre en relaxant.

YAN AUBÉ – Tu viens de le mentionner Louis, vous avez fait la tournée du Québec et plus encore. Un établissement qui t’a grandement marqué en matière de bonne bouffe et bon verre?

LOUIS MORISSETTE – Tu sais! À ma grande surprise, il est possible de TRÈS bien manger un peu partout au Québec et ça, c’est incroyable! Sinon, encore une fois je ne veux pas être ''téteux'' mais il y a quelques années, nous avons découvert le restaurant Le Sterling à Gatineau, un incroyable steakhouse! Sinon, le Il Teatro au Capitole de Québec!

YAN AUBÉ – On te connait aussi comme un entrepreneur incroyable avec ton entreprise KOTV. Dis-moi, es-tu le genre de président d’entreprise à avoir une flasque ou bouteille dans son bureau?

LOUIS MORISSETTE – J’avoue que des fois on gère tout ça à la Dallas mais outre une bonne bouteille de vin... Pas encore!

YAN AUBÉ – Avec KOTV, vous faite beaucoup de production dont publicitaire. Que penses-tu des publicités sur l’alcool? Crois-tu que l’industrie des alcools devrait subir le même sort que celui des cigarettes et être censuré à certains niveaux?

LOUIS MORISSETTE – Très bonne question! Tu parles à un gars qui est un peu tanné que tout le monde se déresponsabilise de tout… Une société dans laquelle le gouvernement devrait nous taper sur les doigts quand on achète de quoi de malsain! J’espère sincèrement que l’on puisse vivre le plus longtemps possible dans un monde dans lequel tous et chacun seront responsables de leurs actes. Il faut aussi être discipliné à travers les publicités. Vivre et laisser vivre!

YAN AUBÉ – Tu es un grand dans le Québec Inc à travers tes entreprises et tes projets. Comment perçois tu l’industrie des alcools au Québec que ce soit à travers les vignobles, vergers, micro brasseries et/ou les micros distilleries?

LOUIS MORISSETTE – Écoutes… Ce n’est pas un dossier que je maîtrise. C’est un dossier que je regarde en tant qu’amateur mais j’ai tout de même l’impression que ce dossier, celui des alcools du Québec, n’est pas grandement appuyé pour l’instant par notre gouvernement. Il se peut que je me trompe mais reste que ce n’est pas l’image que nous avons de l’industrie et aussi des différents monopoles.

YAN AUBÉ – Avant qu’on se quitte, dis-moi, la loge du temps de Les Mecs Comiques versus celle de Louis & Véro? Plus relaxe ou plus ‘’wild’’?

LOUIS MORISSETTE – La loge…?! Disons qu’avec Les Mecs Comiques la loge était très sage! C’est ''l’après loge'' qui était un peu plus sauvage! Surtout dans mon cas! Disons que de faire la tournée avec deux (2) bons chums de gars ou faire une tournée avec ma femme… Mère de mes enfants… Je… Disons que mes lendemains sont, en effet, plus faciles! D’ailleurs, je salue tous ceux et celles dont j’ai oublié leur nom!

YAN AUBÉ – Louis! C’est tout! Un énorme merci pour ton temps et surtout ta générosité. Encore une fois félicitation pour tes différentes réalisations et en espérant travailler sur un dossier commun ensemble, je te souhaite succès et surtout longue vie à vos projets.

LOUIS MORISSETTE – C’est un plaisir et merci à vous de nous suivre avec autant de passion et surtout d’amour!


Louis et Véro continuent leur tournée à travers le Québec. Consultez leur site web pour connaitre les dates dans votre région. Sinon, un dossier qui m’a grandement touché, celui de La Fondation Louis & Véro, un projet novateur pour les autismes de vingt et un (21) ans et plus. L’objectif est de construire des maisons et offrir un support incroyable à ces jeunes adultes qui sont, malheureusement, trop souvent incompris.

À la prochaine!

On jase… Avec Olivier Lambert!

Un beau jour, j’ai décidé de mettre un certain projet en œuvre. Celui d’avoir une plateforme web pour les consommateurs, les amateurs et les curieux en spiritueux. De ce fait, je me suis renseigné à gauche et à droite afin de bien connaitre les défis que j’allais rencontrer dans ce parcours. De plus, je voulais posséder les meilleurs outils afin d’offrir une expérience magnifique et surtout à mon image. Seul bémol… Je suis nul avec tout ce qui concerne technologie, programmation et le monde 2.0! Cependant, lors de mes recherches, je suis tombé sur un certain Olivier Lambert ( www.olivierlambert.ca ) qui me promettait de m’offrir les outils nécessaires afin que je puisse produire moi même ma plateforme web et être capable de comprendre parfaitement mes actions sur celle-ci. De plus, ce ''hypster'' m’a aussi mentionné que je deviendrai meilleur sur les réseaux sociaux à l’aide de certaines formations et à l’aide de certains outils proposés. Il était tellement certain de lui qu’il m’a offert de rembourser les coûts de la formation si le tout n’aidait pas l’atteinte de mes objectifs. Je me suis inscrit. Après tout, j’ai vérifié tout à son sujet. Son histoire, ses réussites, ses antécédents judiciaires… Ok ok! Peut-être pas mais disons que je me suis fortement renseigné et quand j’ai eu terminé de lire son parcours, je suis immédiatement devenu l’un de ses étudiants.

Mais, qui est cet Olivier Lambert? C’est un jeune homme de vingt-cinq (25) ans qui gagne actuellement sa vie avec un blogue incroyable sur le marketing. À travers son blogue, il offre des conférences ainsi que diverses formations fortement intéressantes telles que sur le marketing par courriel, le marketing de contenue et plus encore. D’ailleurs, il est considéré comme l’un des trente (30) jeunes les plus prometteurs au Québec. Tout de même incroyable.

Mais passons aux choses sérieuses. J’ai réussi à voler quelques minutes de son temps afin qu’il répondre à mes questions. À travers cette entrevue, vous connaîtrez d’avantage ce ''geek'' du marketing. Par contre, j’aimerais vous avertir d’une chose, il va vous charmer le p’tit maudit!

On jase avec Olivier Lambert !

YAN AUBÉ – Olivier! Alors, qu’est-ce que l’on boit?

OLIVIER LAMBERT – Un Glenvilet 15YO, un excellent scotch d’automne! Très doux avec un goût de miel et de vanille. Après la première gorgée on se laisse surprendre par un arrière-goût subtil de cannelle!

YAN AUBÉ – Sur ta page professionnelle, tu mentionnes Marketing, scotch et domination mondiale. Est-ce que le scotch est ton spiritueux chouchou? Sinon, quel est ton spiritueux chouchou?

OLIVIER LAMBERT – Définitivement mon alcool favori! Pas seulement le scotch, mais j’adore le whisky de façon générale. Je suis loin d’être le grand manitou du whisky, mais je ne passe jamais une occasion d’explorer un nouveau scotch!

YAN AUBÉ – Comment as-tu tombé en ''amour'' avec ce type de spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Comme tous les autres jeunes de mon âge (quand j’étais ado), je buvais du Jack Daniels à l’occasion. Honnêtement, je n’ai jamais compris mon intérêt envers ce type de spiritueux. J’en buvais pour la ''brand'' je suppose… Un beau jour, le barman m’a dit qu’il n’avait plus de Jack Daniels alors il m’a proposé un Chivas. Ça aura été le coup de foudre et je n’ai plus jamais commandé de Jack Daniels de ma vie haha!

YAN AUBÉ – … Avoue que ça l’aide d’avoir un verre à la main lors de la création d’un blogue et/ou article!

OLIVIER LAMBERT – J’ai déjà pris l’habitude de prendre un verre ou deux lorsque j’écris mes textes, mais c’était quand j’étais blogueur de week-end. Pour moi le scotch, c’est comme les femmes. Ça ne se mélange pas très bien avec le travail!

YAN AUBÉ – Ta bouteille de rêve et pourquoi? (Peu importe le prix et peu importe si elle est disponible ou non au Québec)

OLIVIER LAMBERT – Je suis une personne qui aime son scotch tourbé et/ou fumé avec des notes de chocolat et de baies. Mes deux scotchs d’occasions que je préfère sont donc le Lagavulin 16YO et le Bowmore 15YO Darkest. Donc si jamais quelqu’un veut me gâter, vous savez quoi acheter! Mais un scotch ''hors de portée'' qui continue de me hanter jusqu’à ce jour est le Bowmore 23 1989. J’ai eu la chance de m’en verser un bon verre dans un liquor store à Singapour. Il y avait un bar à dégustation et la vendeuse était occupée avec un autre client alors j’en ai profité! C’est toute une expérience et ça va plaire à n’importe quel fan de Bowmore! Le problème, c’est surtout le prix. À 700$ la bouteille... ce n’est pas un scotch qu’on boit tous les jours!

YAN AUBÉ – On te connait aussi comme un sacré globetrotter. Dans quel pays as-tu des souvenir mémorables en matière de spiritueux et c’était quoi?

OLIVIER LAMBERT – HA! Okay, j’ai une histoire assez drôle, tiens-toi bien. Je n’ai pas voyagé tant que ça, en fait je commence tout juste à découvrir le monde. Mais l’an passé, j’ai fuis le froid hivernal pour m’exiler sur les plages de la Malaisie. La première chose que j’aurais dû savoir avant d’acheter mon ticket d’avion était qu’il s’agissait d’un pays musulman, donc il y a de très fortes taxes sur l’alcool, et c’était pire pour les produits occidentaux. À 150$ la bouteille de Chivas, j’ai dû me résoudre à découvrir les alcools locaux. Cependant, puisque certaines étiquettes étaient en chinois, c’était difficile de savoir ce que je buvais. La plupart des alcools n’étaient pas très bons, mais avec en cocktail, ça passait bien. La bouteille avec un tigre dessus était moins mauvaise que les autres (mais quand même pas très bonne) et je n’avais aucune idée de quoi il s’agissait. Quelques jours après l’avoir terminé, j’ai été dîner avec mon hôte AirBNB. Quand je lui ai montré l’image il m’a regardé et m’a dit en essayant de retenir son fou rire : ''Mon grand-père boit ça! C’est pour ceux qui font de la dysfonction érectile.'' Jusque-là, c’est encore pas si mal, mais j’ai eu le malheur de lui demander pourquoi c’est censé être bon pour ça. Il n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire. Il me regarde, reprend son sérieux et me dit : ''Parce qu’ils y font tremper des parties intimes de tigres.''

… TAB…

YAN AUBÉ – Tu es tout un expert en matière de marketing. Comment est arrivée cette passion ou cette obsession pour le marketing?

OLIVIER LAMBERT – En fait, je suis devenu un ''expert marketing'' par hasard. Je suis un geek, et pour moi ça veut dire que j’adore comprendre, non seulement ''comment'' les choses fonctionnent, mais ''pourquoi'' elles fonctionnent comme elles le font. Ça peut sembler étrange, mais au CEGEP je voulais être psychologue! Mais après avoir lu tous les grands ouvrages de psycho pop sur le marché, j’ai perdu un peu l’intérêt. J’ai donc été en communication dans l’objectif d’aller faire une maîtrise en Gouvernance Mondiale à Waterloo (yep, la domination mondiale est un thème récurrent dans ma vie haha!). Je me suis donc mis à lire un paquet de trucs d’économie et de politique. Qu’est-ce qui arrive lorsqu’on mélange une forte compréhension du comportement humain avec une bonne vision du marché et une âme de geek qui aime designer des sites web et programmer des trucs? Un web-entrepreneur qui vaut dominer le monde! J’ai lu beaucoup de choses en lien avec l’entrepreneuriat, la vente et l’écriture publicitaire, mais la seule expérience que j’ai avec le ''marketing'' est un cours en ligne vachement mauvais que j’ai pris à l’université. Puisque je ne me suis jamais fait dire ''comment'' c’est sensé fonctionner, ça me permet de sortir du moule et d’utiliser des techniques très efficaces que tous les autres ne veulent pas utiliser parce qu’ils sont trop occupés à faire leur analyse FFOAM, des focus group ou encore à gosser la palette de couleur pour leur prochain dépliant.

YAN AUBÉ – D’ailleurs, tu es définitivement l’une des étoiles montantes dans cette matière. Permets-moi de te demander ce que tu penses du marketing en matière des alcools. Que penses-tu de la stratégie de la SAQ?

OLIVIER LAMBERT – Ahhh ça c’est une très bonne question… Le problème avec l’alcool, c’est que ce n’est pas nécessairement très bon pour la santé! Il y a donc une sorte de responsabilité sociale autour du marketing de l’alcool, ce qui entraîne une liste assez impressionnante de restriction et règlements encadrant sa promotion. Ceci étant dit, je pense que la plupart des grosses brands font une bonne job. Je pense entre autres à Captain Morgan, Guiness et Dos Equis. Par contre, il y a une chose que je changerais et c’est la fâcheuse tendance aux marques d’alcool à toujours cibler les hommes. Les hommes et les femmes ne consomment pas de la même façon et je crois qu’il faudrait définitivement s’intéresser plus à la femme. Je pense que cette tendance provient du fait que la plupart des marques focus encore leurs énergies sur la publicité télé qui ne permet pas de discriminer selon la démographie. Mais avec YouTube, Instagram ou Facebook, c’est facile de faire la distinction.

YAN AUBÉ – Crois-tu que le marketing d'une telle industrie devrait miser sur la modération? Crois-tu que l'on encourage trop les ''beuveries'' à travers certaines stratégies?

OLIVIER LAMBERT – Eh bien si c’était le cas, ces publicités seraient illégales haha! Je ne pense pas qu’ils vont trop loin. C’est certain que je ne suis pas un fan des pubs de Budweiser, mais en même temps je doute que les amateurs de scotch fassent partit de leur public cible!

YAN AUBÉ – Tu as déjà été impressionné par une stratégie de marketing de la part d’une entreprise en spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Les marques d’alcools sont hyper créatives dans le contenu, mais pas vraiment dans le contenant. Des pubs hilarantes, il y en a des milliers sur AdWeeks et elles sont toutes plus créatives les unes que les autres. Cependant, c’est assez rare qu’on les voie innover comme Ex Machina l’a fait avec Tinder. Je pense qu’il y a une foule de choses à faire… Imagine une application de réalité virtuelle qui te fait visiter les distilleries? Ou encore un chat bot Guiness qui te lance une conversation messenger ou SMS le vendredi soir? Les nouvelles technologies offrent une foule d’occasions de faire du storytelling, et bien que les agences créatives se lâchent lousse, j’ai l’impression qu’ils restent trop confinés aux formats qu’ils connaissent. Old habits die hard

YAN AUBÉ – Voyages, le titre d’être un des ''must'' en matière de blogueur et de marketing, des projets incroyables tel que ''La Tranchée''… Tout semble si parfait pour toi. Que souhaites-tu pour le futur?

OLIVIER LAMBERT – Hehe, ce qui semble parfait ne l’est pas toujours! N’importe quel projet vient avec son lot de problème. Je me sens juste choyé d’avoir des problèmes que j’aime beaucoup régler! Mon nouveau bébé est ''La Tranché'' et il va s’agir de mon point focal pour les 3-4 prochaines années. L’objectif est d’en faire une ''one stop shop'' pour tout ce qui a un lien avec le marketing et l’entrepreneuriat. Pour l’instant, il s’agit principalement d’une communauté en ligne, mais d’ici peu, les gens auront également accès à des vidéos de formations/entrevues exclusives ainsi qu’à du coaching privé. À terme, je veux réunir une équipe d’experts et systématiser le développement de cours en ligne de sorte qu’on soit en mesure de créer plusieurs nouvelles formations par mois tout en éclatant les standards de l’industrie en termes de pédagogie et qualité de production. Je rêve qu’un jour, lorsque les employeurs auront à choisir entre quelqu’un qui a une maîtrise en marketing et quelqu’un qui a une lettre de recommandation de La Tranchée, je rêve que l’employeur choisisse l’élève de La Tranchée sans hésiter.

Je tiens personnellement à remercier Olivier. Non seulement pour son entrevue mais aussi pour son ouverture ainsi que ses conseils toujours intéressants et incroyablement utiles. Une visite sur son site web s'impose réellement. Vous allez voir à quel point ses formations sont pertinentes et à quel point tout le monde peut facilement s'y retrouver.

C'est grâce à cette personne et son expertise si vous pouvez, aujourd'hui, avoir une référence en matière de spiritueux.

Le bouteille ''du Tigre'' ...

On jase… Avec Romain Cavelier!

En 2015, la prestigieuse compétition de mixologues et de cocktails, Made With Love, couronnait Romain Cavelier, un gars de chez nous, en tant que ‘’Meilleur Bartender du Canada’’. Mais, qui est ce Romain Cavelier? Dès ses premières paroles, on réalise que cet accent n’est pas du Québec! En effet, ce jeune Marsellais est arrivé dans la belle province il y a quelques années déjà. Depuis plus de dix (10) ans, il roule sa bosse dans diverses facettes de la restauration que ce soit de simple plongeur à gestionnaire d’établissement. Aujourd’hui, il est non seulement ambassadeur de la magnifique distillerie québécoise Cirka, mais aussi un grand artisan en matière de cocktails. Cet art, il nous la partage à travers son livre incroyable, ‘’Le tour du monde en 75 cocktails’’, qui est disponible à compter d'aujourd'hui sur les tablettes.

Nul besoin de passeport et nul besoin de valise! Aujourd’hui on jase avec Romain Cavelier:

YAN AUBÉ – Romain! Merci infiniment de ton temps! Alors, qu’est-ce qu'on boit?

ROMAIN – Je ne sais pas, disons un verre de Unicum si on était un peu fou! Il s’agit d’une liqueur hongroise très amère à base de plantes médicales.

YAN AUBÉ – Est-ce que c’est ton spiritueux favoris ou simplement le spiritueux du moment?

ROMAIN – Le Unicum malheureusement ne se trouve pas à la SAQ mais à la LCBO oui! C'est un des meilleurs amaros que je connaisse. C'est fabriqué en Hongrie et disons que j'ai une histoire d'amour un peu familiale lier avec ce produit.

YAN AUBÉ – On te connait en tant que mixologue et créateur de cocktails. À la maison es-tu d’avantage porté à boire des spiritueux à leur état brut ou définitivement en cocktail?

ROMAIN – Tout dépend réellement du moment. Tu me verras rarement faire des cocktails avec 50 ingrédients à la maison et même dans le cadre d'un travail/projet. Quand je rentre et que j'ai besoin de relaxer ça va être whisky, amaro, vermouth ou sinon un simple Manhattan.

YAN AUBÉ – D’ailleurs, en tant que meilleur bartender au Canada, j’ose imaginer que l’univers des spiritueux à jouer un rôle fort important dans ton cheminement. Peux-tu me décrire comment et surtout à quel point?

ROMAIN – Avant de répondre à ta question, j’aimerais ajouter que nous, les bartenders, sommes tous différent et nous possédons des qualités similaires mais à la fois différentes. Donc, je ne crois pas que c’est très objectif de dire que je suis le meilleur bartender au Canada. Maintenant, je peux te parler des spiritueux! Ceux-ci ont joués un rôle plus que présent dans mon apprentissage. Tout d'abord, pour ma part, je pense que faire un mix pour faire un mix c'est un peu triste, l'idée derrière les cocktails est d'utiliser de vrais produits de qualité plutôt que de grands produits industriels et de les mettre en valeurs. Exemple, pourquoi je choisi tel gin? Parce qu'il goûte ce que je veux réellement et aussi parce que le produit se vend par lui-même. Ce n’est pas une histoire ou une stratégie de marketing qui le rend excellent mais bel et bien le produit. C'est un peu ma façon de travailler.

YAN AUBÉ – Outre le fait que tu sois un bartender/mixologue, peux-tu me dire ce qui t'a amené à vouloir créer un livre?

ROMAIN – Tu sais quand tu es derrière le bar tu es un peu comme un compteur. Toujours des histoires à apprendre mais surtout à raconter. C'est comme si j'avais pris tous mes voyages, mes rencontres et mes amours ensemble pour faire un livre et pour ainsi partager tous ces moments qui me sont extrêmement chers.

YAN AUBÉ – Ton livre se nomme ‘’Le tour du monde en 75 cocktails’’. Dis-moi, à quel pays associes-tu ton plus grand étonnement en matière de spiritueux?

ROMAIN – Je dirais l'Italie et ce, même si je taquine souvent les Italiens sur leurs façons de faire dans les choses. Je dirais que pour ce qui est des amaros, des vermouths et des liqueurs, c'est un peu comme s’ils avaient inventé des spiritueux magnifiques dont plusieurs sont mes préférés.

YAN AUBÉ – Si demain tu pouvais t’établir dans un autre pays et y faire ta vie selon tes valeurs et tes passions, ça serait à quel endroit et pourquoi?

ROMAIN – Je suis tout de même un mec urbain! Donc ça va être un peu stéréotype mais je te dirais New York. Plus précisément dans le Manhattan Ouest (Meat Packing District). Ok… Faut voir le budget mais bon!

YAN AUBÉ – Depuis quelques mois, tu occupes le poste d’ambassadeur pour l’incroyable distillerie Cirka. Peux-tu me dire ce qui t’a attiré dans un tel rôle?

ROMAIN – Ce qui m'a beaucoup attiré dans ce rôle c'est surtout la découverte de la distillation. Je connaissais les bases pour avoir visité quelques distilleries à travers mes voyages et tout, mais de travailler tous les jours dans ce milieu est plus qu’intéressant et m’apporte beaucoup!

YAN AUBÉ – Un titre national… Un rôle d’ambassadeur… Un livre… Tout roule pour toi cher ami! Des nouveaux défis sous peu? De nouveaux objectifs?

ROMAIN — Absolument! Mais… C'est encore un secret!

Le livre de Romain est disponible chez plusieurs libraires mais vous pouvez facilement le commander pour 29.95$ chez Renaud Bray en cliquant ICI! C'est un must en matière de cocktail. Les histoires ainsi que les recettes sont fascinantes. 

Romain Cavelier

On jase… Avec Alexandre Vingtier!

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de recevoir un collègue, mais avant tout un ami, Alexandre Vingtier, afin que l’on puisse travailler sur divers projets communs. Avant d’aller plus loin, qui est cet Alexandre Vingtier? Alexandre est un expert en spiritueux de renommée internationale, consultant, auteur et juré lors de nombreuses compétitions de spiritueux françaises et internationales. Il travaille aussi bien avec des producteurs, appellations, chefs, barmen, sommeliers et même des nez. Il a visité plusieurs centaines de distilleries et producteurs à travers le monde et déguste plusieurs milliers de spiritueux chaque année. Il a notamment écrit Iconic Whisky (La Martinière, novembre 2015), 120 rhums à découvrir (Dunod, 2e edition en avril 2016) et Whisky l'indispensable (Flammarion, 2009). Ses livres ont été traduits en anglais, allemand, néerlandais, italien, russe et chinois avec plus de 100 000 exemplaires vendus à travers le monde. Il est aussi le rédacteur en chef du très célèbre Rumporter, le magazine de la culture rhum, et il collabore à la Revue du Vin de France, M le magazine du Monde ou encore scotchwhisky.com après avoir été le rédacteur en chef de Whisky Magazine & Fine Spirits. Certifié Cognac Educator, il anime des conférences, dégustations et food pairings pour le compte du Bureau Nation Interprofessionnel du Cognac dans le monde entier. Il est également ambassadeur de la Scotch Malt Whisky Society en France.

Comme vous pouvez voir, cet Alexandre est une encyclopédie incroyable en matière de spiritueux. Nous avons donc décidé de faire une tournée à travers le Québec et l'Ontario. Bien sur cette tournée avait pour but d'enrichir nos connaissances à travers de nouvelles découvertes mais aussi de nous rendre sur le terrain dans le but d’éduquer les consommateurs sur divers spiritueux qui leurs sont disponibles. Au menu? Une dégustation de scotch & whisky dans la magnifique ville de Québec et Gatineau, une superbe dégustation de rhum à Gatineau et Montréal, une visite dans quelques distilleries et bien sur des ateliers à l'unique Bulles, Whisky & Cie de Montréal! Une semaine mémorable et fortement enrichissante!

Lors de ces longues heures de route, j'en ai profité pour poser quelques questions à Alexandre. Quand le spécialiste rencontre l'expert!

On jase… Avec Alexandre Vingtier!

YAN AUBÉ – Alexandre Vingtier! Alors qu’est-ce qu’on boit?

ALEXANDRE VINGTIER – Pour la cause, j’y vais pour un coup de cœur que tu m’as fait connaitre, le Gin St-Laurent!

YAN AUBÉ – Tu dois avoir plusieurs spiritueux favoris… Mais si tu avais à en choisir qu’un seul, permet-moi de te demander lequel?

ALEXANDRE VINGTIER – Whisky, rhum, cognac, mezcal, baijiu... Je cherche toujours de nouveaux spiritueux, de nouvelles catégories, je ne reste pas dans mes pantoufles et me confronte toujours à de nouveaux horizons ou des créations inédites. N'en choisir qu'un seul serait contradictoire avec ma passion des spiritueux, mais disons une bouteille de calvados de production familiale (donc très ancienne).

YAN AUBÉ – On te connait pour tes livres sur les rhums ainsi que sur les Whiskys. Pourquoi ne pas avoir fait de livre encore sur ton spiritueux chouchou comme le cognac, calvados ou le mezcal?

ALEXANDRE VINGTIER – Vouloir écrire des livres est chose, arriver à être publié une autre et enfin bien vendre ses livres, rencontrer un véritable public est extrêmement rare. Les éditeurs sont encore frileux, le marché des livres sur les spiritueux est naissant, à côté des livres de vins, bières et cocktails. J'écris pour mes lecteurs avant tout et non pour moi-même. J'aime bien partir des fondamentaux, la dégustation et les produits, pour ensuite faire découvrir toutes les cultures et enjeux qui se cachent derrière un spiritueux. Après deux livres sur le whisky et un sur le rhum, mon prochain livre portera sur les spiritueux français car nous avons une immense diversité avec 3000 distilleries actives dans presque toutes les catégories de spiritueux et que l'on assiste à un regain d'intérêt local et global pour ces spiritueux artisanaux.

YAN AUBÉ – Pour toi Alex, un spiritueux c’est en apéro ou en digestif?

ALEXANDRE VINGTIER – Pour moi, un spiritueux peut se déguster avant, pendant ou après le repas. La culture du vin a réussi à cloisonner les spiritueux aux deux bouts du repas dans nos contrées grâce à une construction politique et culturelle alors que si l'on regarde ailleurs dans le monde et autrefois dans notre culture, on se rend compte qu'un spiritueux n'est pas à exclure de la table, bien au contraire... On réalise de formidables accords culinaires avec des fromages comme le roquefort ou la viande comme le pigeon.

YAN AUBÉ – Peu de gens connaissent ton histoire fascinante et plus qu’intéressante. En quelques lignes puis-je me permettre de te demander comment est arrivé ton grand amour avec les spiritueux?

ALEXANDRE VINGTIER – Ce n'est pas un héritage familial, mes parents et grands-parents consomment très peu de boissons alcoolisées. J'ai perçu les spiritueux comme une bibliothèque de saveurs et une ouverture sur le monde, une culture incontournable, puis cela a été un coup de cœur pour un single malt écossais, Oban 14 ans, puis Linkwood et Caol Ila, l'irlandais Redbreast 12 ans ou le bourbon Blanton's qui ont transformé cette culture en passion.

YAN AUBÉ – Tu as rencontré l’industrie des spiritueux au Québec, qu’en penses-tu?

ALEXANDRE VINGTIER – Il y a définitivement énormément de contraintes pour ne pas dire un certain archaïsme hérité de la prohibition, donc une absence de traditions et de transmission générationnelle contrairement à l'Europe. Néanmoins, ces distilleries du 21e siècle possèdent de bons équipements très polyvalents et il est facile d'aller se former aux USA ou en Europe et d'en apprendre quotidiennement sur Internet ou dans des livres. Bref c'est plus qu'une nouvelle génération de distillateurs une nouvelle approche de la distillation qui au final permet une grande créativité. Aussi les ingrédients du terroir québécois sont incroyables en termes de saveurs (même si les bleuets n'ont pas la richesse de nos myrtilles hehe) qui permettent aux spiritueux québécois de se démarquer, notamment les gins.

YAN AUBÉ – Tu as eu un coup de cœur en matière de spiritueux du Québec et/ou du Canada?

ALEXANDRE VINGTIER – Je pense immédiatement à l'excellent gin Saint-Laurent, qui a su parfaitement dosé les algues et donné un profil unique à son gin. L'essence de rye de la Maison Sivo est également des plus prometteurs, sans oublier le rhum Leatherback d'Ottawa.

YAN AUBÉ - La SAQ a dévoilé qu'en 2015, les ventes des spiritueux ont atteint un sommet incroyable en égalisant presque celles des vins rouges. Qu'en penses-tu?

ALEXANDRE VINGTIER – Cela ne m'étonne pas. On voit un dynamisme et un intérêt très fort pour les spiritueux, que ce soit au niveau des entrepreneurs (distillateurs, barmen, organisateurs d’événements) que des consommateurs, notamment des clubs de whisky et de rhum (à quand celui du gin?). Et les médias aiment parler de ces histoires, ce qui est plus difficile chez nous... Au final, c'est un bon cocktail car il y a une énergie très positive!

YAN AUBÉ – Des scoops pour le futur cher Alex?

ALEXANDRE VINGTIER – Un nouveau numéro de Rumporter dans quelques semaines, un livre sur les spiritueux français au printemps et d'autres livres à suivre à partir de la rentrée 2017! D'ici là de nombreux voyages pour découvrir de nouveaux producteurs et peut-être une prochaine visite au Québec!

Je tiens encore à remercier Alexandre de son temps, de sa patience et surtout de sa générosité. 

Les livres d'Alexandre sont disponibles dans le réseau de certains libraires à travers le Canada. Voici les liens pour mieux en apprendre sur les œuvres d'Alexandre.
Whisky l'IndispensableIconic Whisky120 Rhums à DécouvrirRumporter

On jase… Avec Véronique Rivest!

Véronique Rivest est l’une des plus grandes sommelières et ce, à l’international. Véronique a remporté le titre de Meilleur Sommelier du Canada en 2006 et en 2012, a été nommée Femme du Vin 2007 à Paris, puis a décroché le prestigieux titre de Meilleur Sommelier des Amériques 2012. Après avoir obtenu une place dans le Top Douze en 2007 et en 2010, elle devient la première femme à faire un podium en obtenant la 2e place au Concours du Meilleur Sommelier du Monde, à Tokyo en mars 2013.

En 2014, assez les concours! Véronique a besoin d’un repos bien mérité et ce, tout en gardant un certain focus sur l'univers des vins. Elle met donc sur pied le bar à vins SOIF dans la magnifique région de Gatineau.

C’est d’ailleurs chez SOIF que Véronique m’a accueillie afin que l’on jase de spiritueux. D’ailleurs, elle m’a même accordée une petite entrevue dans le but de bien connaitre l’impact des spiritueux dans son cheminement.

ENTREVUE

YAN AUBÉ – Véronique! Alors qu’est-ce qu’on boit?

VÉRONIQUE RIVEST - … Bonne question! Mais dans une journée comme aujourd’hui je dirais un excellent verre d’une eaux de vie de mirabelle.

YAN AUBÉ – Ah les eaux de vie ! C’est effectivement un excellent choix! Permettez-moi de vous demander si c’est d’ailleurs votre spiritueux favoris?

VÉRONIQUE RIVEST – Favoris? C’est difficile à dire. J’ai, en effet, un bel amour pour les eaux de vie blanche mais reste que tout peut varier selon le moment. J’ai vécu prêt de 7 ans en Alsace et pendant ce temps j’ai découvert des Armagnacs qui, encore à ce jour, sont extrêmement difficiles à déclasser. Mais pour bien répondre à ta question je dirais que les eaux de vie blanches sont en générales mes spiritueux chouchous.

YAN AUBÉ – En apéro ou en digestif?

VÉRONIQUE RIVEST – Encore une fois, tout peut varier. J’aime bien intégrer des spiritueux dans un cocktails justement pour l’apéro mais reste que c’est très souvent en digestif que je prends mon verre.

YAN AUBÉ – Pour vous, les spiritueux ont une place précieuse dans la cuisine?

VÉRONIQUE RIVEST – Chez SOIF Ce n’est pas vraiment le cas puisque nous voulons garder le focus sur l’univers des vins. Mais reste qu’il peut être, effectivement, très intéressant d’accorder un spiritueux à un ou des aliments.

YAN AUBÉ - Vous êtes l'une des sommelières les plus respectées dans l'industrie. Vous vous êtes perfectionné afin d'atteindre ce respect. Comment les spiritueux vous ont aidé lors de vos formations ?

VÉRONIQUE RIVEST – Tout à fait et ce dès le départ! Un sommelier est avant tout un serveur. Donc notre formation est vraiment axée sur tout ce que l’on peut servir. Peu de gens le savent mais lors des compétitions, nous pouvons être appelé à identifier les spiritueux dans un cocktail ou bien même à l’aveugle alors que les spiritueux nous sont servis à leur état brut. Il est donc important pour tout sommelier d’avoir une belle éducation sur les spiritueux. Pour ma part, j’ai eu la chance d’acquérir un certain apprentissage à travers mes voyages et à travers mes propres intérêts personnels.

YAN AUBÉ - La SAQ a dévoilé qu'en 2015, les ventes des spiritueux ont atteint un sommet incroyable en égalisant presque celles des vins rouges. Qu'en pensez-vous?

VÉRONIQUE RIVEST – C’est normal! De plus en plus de consommateurs cherchent à bien consommer et l’industrie des cocktails n’en fait pas exception! Maintenant, reste à voir la tendance à consommer nature plutôt que de tout mélanger. C’est pour cette raison que ton arrivée est de mise.

Encore une fois, je tiens à remercier Véronique pour sa générosité et son temps.

Le Bar à vin SOIF Est situé au 88 Montcalm à Gatineau, J8X 2L7. Pour plus d’informations, consultez le site de SOIF ! ou même celui de Véronique :

http://soifbaravin.ca/
http://veroniquerivest.ca/