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Extase XO: Un nom si bien porté!

Nous voilà en Décembre. Pour certains, c’est le début réel du temps des fêtes. Pour certains, c’est le début des préparatifs afin de bien recevoir. De ce fait, il est question aujourd’hui d’un produit tout simplement exceptionnel. Un produit qui, oui, peut facilement faire partie de vos soirées du temps des fêtes mais un produit qui, entre temps, vous sera fortement apprécié de vos fins de soirées un peu trop chargées. Je vous présente l’Extase XO.

Ce magnifique produit est conçu par l’entreprise Lejay-Lagoute. Cette dernière a vu le jour en 1841 suite à la création de la toute première crème de cassis. Au-delà de cette magnifique crème, Lejay-Lagoute a une solide réputation en matière de liqueurs de fruits. Réputation remarquable durement gagnée grâce à leurs expertises tant en macération qu’en distillation de divers fruits. Remarquable aussi grâce au niveau de conservation des arômes naturels des fruits. D’ailleurs, elle offre aujourd’hui une superbe gamme de liqueur/spiritueux de grande qualité qui se distingue par la sélection, macération et l’infusion des fruits. Le tout dans un processus afin d’être le plus traditionnel possible!


Mais revenons à notre produit intéressé, l’Extase XO. La base de se produit est un spiritueux de type triple sec. Qu’est-ce qu’un triple sec? On laisse d’abord macérer des écorces d’oranges importées de l’Ile de Curaçao à l’intérieur d’une eau de vie sélectionnée par la distillerie. Par la suite, on distille cette macération trois (3) fois afin d’aller chercher trois (3) fois plus d’arômes et être trois (3) fois moins sucré. Par la suite, vient un assemblage minutieux. Dans le cas de l’Extase XO, on procède à un assemblage ''haut de gamme'' avec un cognac Fine Champagne de plus de vingt-cinq (25) ans d’âge! Tout de même incroyable non?! Cette belle liqu… Non… Désolé! Je suis incapable d’appeler ce beau produit ''liqueur''! Donc, ce spiritueux s’offre à nous dans une magnifique bouteille peinte à la main. Le genre de bouteille qui capte toute l’attention dans une pièce. Ce spiritueux s’offre aussi à nous avec de fortes notes d’oranges, d'amaretto et un brin de boisé. Le Cognac se fait présent. Le tout est très goûteux, très doux et liquoreux.

Bien sûr, à 105.00$ à la SAQ, ce n’est peut-être pas le genre de produit que l’on veut intégrer dans un cocktail. On veut plutôt lui laisser le plus de place possible. On veut plutôt s’offrir un moment mémorable. C’est pourquoi je recommande fortement de marier l’Extase XO avec une petite bouchée comme un fromage! Récemment, j’ai découvert le BellaVitano Expresso, un fromage dur mais crémeux qui est frotté avec des grains expresso. Ce dernier se mari parfaitement à l’Extase XO. Les côtés amers et torréfiés de l’expresso viennent parfaitement balancer l’expérience de l’Extase. Si vous n’êtes pas fan de fromage, alors pourquoi ne pas y aller avec une tablette de chocolat noir avec des éclats d’expresso? Mais comment on consomme spiritueux et bouchées? C’est simple! Prenez un peu de l’Extase XO et prenez surtout le temps de biens le mastiquer. Prenez le temps aussi d’aller envelopper la bouche et de détecter les premiers arômes. Par la suite, prenez votre bouchée et prenez aussi le temps de bien sentir le mariage des arômes. Pour terminer, retourner à votre spiritueux et laissez l’expérience faire son jeux. Je vous assure que ce genre de dégustation terminera parfaitement bien vos soirées un peu trop chargées en préparatifs et/ou shopping!

Cheers!

Bellevoye – Édition Bleue: La France dans une bouteille!

La semaine dernière, je vous présentais l’entreprise Les Bienheureux à travers un article réalisé sur l’un de leurs produits. Aujourd’hui, avec son arrivé au Québec, je n'ai nul le choix que de vous présenter cette belle découverte que j’ai fait avec le whisky Bellevoye (édition bleue).

Tout d’abord, même si la France est l’un des marchés les plus lucratifs en matière de whisky, nous retrouvons qu’une quarantaine de producteurs à travers le pays. Producteurs plus artisanaux et/ou locaux et un peu dans l’ombre des grands. Les deux (2) entrepreneurs de Les Bienheureux se sont donc lancé le défi de créer une bouteille de whisky ayant un contenue ''all made in France''. Il faut d'abord comprendre que M. Sirech a longuement œuvré, dans les années 90, pour une célèbre marque de scotch. C’est pendant ce mandat que l’idée d’un whisky de terroir français a débuté. ''Faire un bon whisky complétement fait du terroir français n'est pas si difficile. Nous disposons de matières premières de très grande qualité, une maîtrise de la distillation plus que parfaite et nos artisans tonneliers produisent les barriques les plus reconnues à l'échelle planétaire!'' explique-t-il. D’ailleurs, Les Bienheureux m’ont bien fait rire lors d’une entrevue qu’ils ont accordé en Juillet dernier. ''Nous devons une fière chandelle à Napoléon qui est à l'origine du développement du whisky. Sans son blocus continental qui a, pendant de longues années, privé les Anglais de cognac... Ces derniers ne se seraient jamais tournés vers le whisky écossais. On peut donc dire que le whisky est une création des Français!''

Après avoir déguster tous les whiskys de non seulement la France mais aussi du monde entier, ils ont fait appel à trois (3) distilleries françaises de trois (3) types de terroir différents afin de récupérer des eaux de vie d’orge maltée (non tourbée), qui, bien entendu, provient de terres françaises. L’une de ces distilleries provient du nord et est dotée de sa propre meunerie qui moud les grains d’orge. La seconde provient de la région de l’Alsace, qui est fortement reconnue pour la qualité de ses eaux de vie de fruits et la beauté de ses systèmes de distillation. La troisième est bien sur de la région de Cognac, à quelques minutes des chais de Bellevoye/Les Bienheureux. On mentionne que ces eaux de vie ont passées entre trois (3) et huit (8) ans en barrique de chêne français mais veuillez prendre note qu’aucune mention n’est faite sur l’âge ainsi que sur la provenance des eaux de vie puisqu’il était important, pour cette jeune entreprise, de ne pas influencer le consommateur. Au contraire, on veut que ce dernier puisse simplement apprécier la dégustation et le produit tel qu’il est. Suite à l’assemblage de ces trois (3) malts, le tout est ensuite reposé quelques mois (selon le climat) dans des barriques de chêne français complétement neuves conçues spécialement par l’équipe de Les Bienheureux.

Pour en revenir à cette belle bouteille de Bellevoye – Édition Bleue, elle sent l'été. Elle sent le jardin mouillé à travers quelques notes de vanille. Elle goûte la céréale ou plutôt le grain. Avec des notes de bois à travers quelques épices très dociles, la barrique neuve fait réellement son travail. Son assemblage parfait lui offre un coté très onctueux et très invitant. Un produit vraiment magnifique pour ceux et celles qui ne sont pas des ''lovers'' de certains whiskys tourbés/fumés. Pour ceux et celles qui aiment les eaux de vie de grains relativement douces. Cette bouteille estaussi pour ceux et celles qui désirent découvrir les terres françaises en l'espace de quelques gorgées. 

''Il y a, sur la marque Bellevoye, une belle et grosse ambition! Cette gamme peut définitivement changer la face du whisky Français…'' me disait Alexandre Vingtier, expert spiritueux et grand manitou derrière l’excellent Iconic Whisky.

Bien sur, Les Bienheureux ne pouvaient s’arrêter à cette édition. Ils ont créé l’Édition Rouge qui est en fait un assemblage plus haut de gamme ainsi qu’un finish plus long. Produit que l’on a bien hâte découvrir!

El Pasador de Oro XO par Les Bienheureux!

L’univers du rhum est fascinant. Certains nous offrent l’impression d’être sur une plage, au soleil, sous un rythme hispanique alors que d’autres nous donnent simplement l’envie de s’assoir et d’apprécier le froid qui s’installe tranquillement sur nous. C’est le cas du El Pasador De Oro XO, un rhum merveilleusement embouteillé par l’entreprise française Les Bienheureux.

Cette jeune société, créée il y a plus ou moins quatre (4) ans, ne distille pas ses spiritueux mais les assemble. Elle y embouteille la Cachaça Parati, les rhums Embargo, le rhum arrangé Coro Coro, la gamme de whiskys Bellevoye et bien sur ce El Pasador De Oro XO.

Cette jeune entreprise est le fruit du savoir-faire de deux (2) hommes grandement respectés dans l’industrie, M. Alexandre Sirech et M. Jean Moueix. M. Sirech est un expert du commerce du vin et des spiritueux, notamment du rhum. Il dirigeait la filiale cubaine du groupe Pernod Ricard. C’est d’ailleurs à Cuba, où il a vécu pendant cinq (5) ans, qu’il rencontra M. Moueix. Ce trentenaire, quant à lui, est par ailleurs à la tête de Vitelod, qui chapeaute la société Duclot (avec ses deux sites internet - Chateaunet et chateauprimeur) et six (6) grands magasins dont la cave des Galeries Lafayette, à Paris. Jean Moueix est aussi derrière Petrus.

En ce qui concerne le savoir-faire, la connaissance du secteur, le réseau et le marketing, la jeune société de Les Bienheureux ne manque pas d’arguments. D’ailleurs, la société ne s’en cache pas! Elle veut démocratiser et innover certaines eaux de vie sur un marché très concurrentiel.

Mais revenons à notre El Pasador de Oro XO. Ce rhum est un assemblage de différents rhums du Guatemala. Ce type de rhum est bel et bien particulier. D’abord, la canne à sucre que l’on utilise pour bâtir le rhum provient généralement de sols très argileux et volcaniques. Avec cette canne à sucre, la distillerie du Guatemala produit ce qu’on appelle un miel de canne à sucre. Ce miel de canne à sucre est un concentré du jus de canne alors que la mélasse est un produit construit grâce au raffinage du sucre de canne. Le miel de canne à sucre a tendance à offrir un fini contenant moins d’impureté et plus de sucre naturel. Contrairement à la mélasse, le miel de canne demande généralement une fermentation plus longue. Dans certains cas, nous pouvons nous rendre jusqu’à cent vingt (120) heures alors que dans d’autres situations, on parle de quarante-huit (48) à soixante-douze (72) heures! Vient ensuite la distillation et la maturation. La maturation des rhums du Guatemala est aussi incroyable. On parle d’une maturation en système solera (assemblage/moyenne d’âge) qui se fait à plus de 2,300 mètres du niveau de la mer. Pour ce qui est du El Pasador De Oro XO, l’aventure ne s’arrête pas là! Un assemblage est effectivement fait à partir de rhums spécialement sélectionnés par l’équipe de Les Bienheureux. Cet assemblage, qui contient du rhum de six (6) à quinze (15) ans d’âge, est ensuite acheminé en France afin de bénéficier de plus ou moins quatre (4) à six (6) mois supplémentaires dans des fûts de cognac. Bien sur, l'âge du rhum n'a pas de réelle importance. L'emphase étant au niveau du XO.

Les Bienheureux avaient un objectif avec ce rhum et c’était d’offrir un produit structuré, gourmand et suave. Bien c’est réussi!

Vous aimez les rhums bien équilibré entre le bois et les épices? Vous aimez les arômes de cannelles et de vanille? Vous cherchez un rhum doux… Très doux? Quelque chose de relativement sucré? Ce El Pasador De Oro XO est pour vous! Bien structuré, c’est le genre de rhum que l’on veut dans une journée froide (voir même d’après ski ou d'après hockey). Tout comme une couverture, il est tout simplement doux et réconfortant!

Bien hâte de voir le nouveau Grand Reserva qui verra le jour dans les prochains mois.

L’importation privée!

Que ce soit pour le coté exotique ou pour le coté exclusif, l’importation privée est un domaine qui gagne grandement en popularité. D'ailleurs, c'est un marché qui génère plusieurs millions de dollars. Cette année seulement, on parle de plus de quatre vingt (80) millions de dollars à la SAQ seulement. Bien sûr, le dossier de l’importation privée est grandement populaire dans le domaine vinicole ou dans le marché de la bière et ce, pour plusieurs raisons. Mais reste que les spiritueux ont bel et bien leur place dans cette belle industrie.

Mais qu’est-ce l’importation privée? L’importation privée, qui existe depuis plusieurs années au Québec, est en fait une méthode dans laquelle nous pouvons obtenir des produits non disponibles sur les tablettes de la SAQ et/ou LCBO. Il faut comprendre que pour se retrouver sur les tablettes de la SAQ et/ou LCBO, les produits doivent passer par plusieurs étapes. Il y a bien sur la création d’un dossier en ligne de la part du producteur (payable), il y a les appels d’offres, il y a les commandes produites par la SAQ et/ou LCBO, il y a la représentation en succursale afin d’encourager les directeurs et conseillers à mettre le produit dans leur succursale et il y a aussi certains frais de promo rattachés à tout cela. Donc l’importation privée existe puisque c’est plus simple? Oh que non! L’importation privée se fait aussi en certaines étapes mais avant tout, il faut aussi comprendre pourquoi certaines entreprises favorisent ce type de distribution. Tout d’abord, l’importation privée permet à des entrepreneurs de bien commencer dans l’industrie, de bien connaitre le jeu! Il est possible d’avoir une petite agence d’importation privée tout en travaillant sur d’autres dossiers/projets. C’est le cas de la magnifique agence G À LA DEUX. Les deux (2) jeunes entrepreneurs et pères de famille derrière cette magnifique entreprise n’ont pas toutes les ressources nécessaires pour se lancer à temps pleins dans une agence que l’on surnomme ''tablette''. Pourtant, les produits qu’ils amènent au Québec sont d’une qualité incroyable et sont fortement en demande à travers la province. C’est d’ailleurs eux qui nous offrent l’excellent rhum Legendario, les produits Del Professor ainsi que plusieurs beaux spiritueux. Pour d’autre, comme Manfred et Laura de Bulles Mousses et Tanins, l’importation privée apporte un complément à leur agence, qu’ils ont fondée en 2013 suite à une expérience agréable en Europe dans ce domaine. De leur côté, le dossier de l’importation privée présentait un trop grand risque pour eux versus le dossier des produits en tablette. En effet, comme je vous le mentionnais ci-dessus, le processus et les risques de l’importation privée sont bel et bien complexes. Tout d’abord, il faut découvrir des produits. Il faut ensuite passer la commande à la SAQ et/ou LCBO. Bien sûr, ce n’est pas l’agent qui achète les produits mais bel et bien la SAQ et/ou LCBO. Cependant, l’agent doit tout de même mettre un dépôt de garantie concernant ces produits. Ce dépôt, remboursable lorsqu’il n’y a plus aucune bouteille/caisse à l’entrepôt, varie aussi selon le nombre de temps que vous détenez votre agence. Et, une fois les bouteilles arrivées, vous avez un certain nombre de temps avant de pouvoir vendre les bouteilles. Donc, c’est pour cette raison que Manfred et Laura ont simplement décidé d’ajouter quelques produits complémentaires à leurs dossiers. Eux qui représentent déjà les excellents produits de Larusée, ils offrent aussi le Pastis Larusée ainsi que quelques absinthes en importation privée. De plus, certains producteurs ne peuvent produire assez de bouteilles dans le but de répondre à la demande hebdomadaire à la distillerie et, en plus, de la SAQ et/ou LCBO. Donc, dans une telle situation, l'importation privée est favorable. Pour d’autres agences, comme Bella Vita Grands Crus, l’importation privée n’est qu’un tremplin! Certains dossiers peuvent prendre une éternité avant d’être accepté par la SAQ et/ou LCBO. Alors afin de bien faire connaitre les produits aux consommateurs, la magnifique équipe de Bella Vita Grands Crus offre les produits quelques mois à l’avance en importation privée. Cela prépare le terrain aux nouveaux arrivages mais créé aussi un certain engouement face à certains produits de la part des établissements et/ou consommateurs puisque bien sur… Les consommateurs peuvent très bien bénéficier de ce dossier fascinant!

Ok Yan! Mais je trouve les produits à quel endroit et comment j’achète les produits? Malheureusement, ne cherchez pas dans les succursales pour ce type de produits. Il faut chercher les réseaux sociaux, consulter le site de la RASPIPAV (Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins), demander à certains établissements (bars et bistro) ou simplement entrer en communication avec moi afin que je puisse vous diriger vers les bons contacts. Au niveau de la transaction, le tout passe tout de même par la société de monopole. L’un des grands points de l’importation privée est au niveau des achats de bouteilles. Impossible de faire l’achat d’une bouteille seule. Nous devons acheter une caisse et ce, du même produit. Cette caisse peut être de deux (2), quatre (4), six (6) voir même douze (12) bouteilles. Tout est relatif à la façon de faire du producteur! C’est l’occasion idéale pour discuter avec la famille, nos amis et/ou nos collègues.

Je le dis à nouveau. Le dossier de l'importation privée est un dossier qui mérite beaucoup d'attention de la part des consommateurs. C'est un dossiers qui, avec un peu de recherches et surtout avec un peu de connaissances en la matière, peu être plus qu'intéressant et fascinant! Et en plus... Avec une bouteille ''exotique''... On impressionne la visite!

Bonne découverte et surtout, n'hésitez pas à communiquer avec moi pour connaitre certaines disponibilités et/ou contacts!

Cheers !

Glenrothes Select Reserve: Aucune place pour l’immaturité!

Il y a quelques jours, j'ai eu la chance d'animer une soirée spiritueux durant laquelle je présentais une gamme de scotchs/whiskys. Lors de la présentation, plusieurs personnes m'ont dit tout bonnement ne pas apprécier les scotchs à cause de leur coté très fumé. Il est vrai que plusieurs scotchs ont ce coté aromatique sur la fumée mais sachez, mes amis, qu'il existe plusieurs types de scotchs et ce, que ce soit selon le terroir ou selon les valeurs et convictions de la distillerie.

Avant d'aller plus loin, j'admets qu'avec ce ''post'', je cherche effectivement à éduquer certains consommateurs curieux sur l'univers des scotchs. Lorsque cette passion pour les spiritueux s'est mise en moi, mon côté curieux a été très courageux. De ce fait, j'ai eu le privilège d'essayer plusieurs produits et découvrir justement les différences entre certains spiritueux. Cependant, certaines personnes sont plus conservatrices et ne voudront pas prendre le risque. C'est pourquoi aujourd'hui j'explique cet univers fascinant à travers la description d'un magnifique produit.

Tout d'abord, qu’est-ce qu’un scotch? Il s’agit d’un produit bien à lui! Tout scotch est un whisky mais ce n’est pas tous les whiskys qui sont un scotch. On parle d’une appellation qui a été officialisé en 1988 et ce, même si on parle de ce type d’alcool depuis le début des temps. Ok ok… Disons que le début des temps est pas très loin du début 16e siècle! Donc, le scotch doit absolument être conçu en Écosse. Il doit aussi être construit à partir d’une fermentation de céréale (généralement d’orge). Sa distillation ne peut être au-delà de 94% alcool/volume. Il doit aussi être mis en barrique (maximum de sept cent (700) litres pour une période de trois (3) ans.

Ok et la fumée la dedans? Dans la production d’un scotch, nous prenons de l’orge que nous trempons dans l’eau et par la suite étalons sur un plancher dans le but qu’elle germe et que les enzymes puissent faire leur travail. Certaines distilleries sèchent l’orge avec une fumée très intense et chaude. Cette fumée est produite alors que l’on brûle ce que nous appelons ''une tourbe''. Il s’agit en effet de quelques pouces de tourbe accompagnés de quelques pouces d’argiles, terres et racines. Dans certains cas, la tourbe est séchée pendant plusieurs mois. De plus, certaines distilleries procèdent au séchage en un temps alors que d’autres iront en deux temps. On laisse tout d’abord pénétrer une légère fumée dans le but d’aromatiser l’orge et par la suite on procède avec une fumée plus intense et plus chaude dans le but de faire sécher le tout. C’est d’ailleurs le cas de Laphroaig, situé sur l’ile d’Islay. Pour bien identifier ce type de scotchs, il y a très souvent le mot ''Peated'' sur la bouteille.

Dans d’autres cas, on sèche le tout de façon normal, en simplement introduisant une chaleur intense dans la chambre dans laquelle est située la céréale ou en insérant le tout dans un four spécialement conçu. Dans une telle situation, on a droit à un scotch presque pas ou aucunement fumé. C’est le cas du produit que je vous présente aujourd’hui, le Glenrothes Select Reserve.

Ce superbe scotch provient en effet de la maison Glenrothes, fondée en 1879 dans la région Speyside,  au nord-est de l'Écosse. Une maison qui a connue son lot de malchance à travers quelques incendies et même une explosion de la salle des alambics. Mais tel un phénix, la distillerie est sortie de ses cendres.

La conception du Glenrothes est en effet similaire à plusieurs ''unpeated'' scotchs mais sa qualité est bel et bien unique. D'ailleurs, c'est probablement pour cette raison que le produit de Glenrothes est retrouvé dans plusieurs assemblages de l'industrie. Ce scotch est élaboré à partir d'orge locale. D'ailleurs, la région de Speyside est réputée pour avoir une orge d'une qualité incroyable. Cette orge est mouillée par une eau provenant de deux sources différentes situées à quelques minutes de la distillerie. Tel que mentionné ci-dessus, Glenrothes n'utilise pas de fumée pour le séchage de son orge. Elle sèche plutôt l'orge à l'intérieur d'un four - ''kiln'' - de façon très lente. Par la suite, le tout est réduit en poudre dans le but d'obtenir une matière que l'on appel ''grist''. Chez Glenrothes, la qualité de ce ''grist'' est primordial. De ce fait, il procède à une séparation qui enlève bel et bien la matière première de la farine et autre substance indésirée. Ceci génère une extraction des sucres d'une brillante façon lorsque l'on mélange le tout à de l'eau chaude. Vient ensuite la fermentation. La particularité chez Glenrothes est que la maison fonctionne avec plus de vingt (20) cuves à fermentation. Certaines en inox alors que d'autres sont construites en pin d’Oregon. Le beau mélange est mis à l'intérieur des cuves mentionnées ci-dessus avec de la levure spécialement conçue par Glenrothes. Le tout est reposé pendant un minimum de cinquante cinq (55) heures. Une fois que le taux de plus ou moins 8% d'alcool est atteint, on amène le tout à la salle de distillation. Cette distillation se passe en deux temps. Tout d'abord, on insère le produit dans ce que l'on surnomme un ''wash still'' afin d'avoir un taux d'alcool à 24% par volume. Ensuite, on repasse de façon très lente le tout dans un second alambic afin d'arriver à un taux d'alcool de 70% par volume. D'ailleurs, cette deuxième distillation est probablement l'une des distillations les plus lentes de l'industrie des scotchs avec une distillation de plus de seize (16) heures! Chez Glenrothes, le cœur de la distillation représente plus ou moins 20% de la production. Tout de même incroyable, mais soyez sans crainte! On ne gaspille pas la balance! La tête ainsi que la queue de la distillation servent à d'autres dossiers de la distillerie. Pour ce qui est de la maturation, Glenrothes le mentionne haut et fort: ''Nous, on produit des spiritueux, nos barils produisent du scotch!''. Le whisky est embouteillé seulement alors que la maturité du spiritueux est prête et ce, peu importe le nombre de temps qu'il a passé en barrique. C'est d'ailleurs pour l'une de ces raisons que les whiskys Glenrothes n'ont jamais d'âge sur les bouteilles. Le whisky est prêt lorsqu'il l'est. Chaque ''batch'' est insérée entre 66.5 et 69% d'alcool/volume dans différentes types de barriques. Ce taux d'alcool est d'ailleurs plus élevé que la moyenne des scotchs qui est de plus ou moins 63%. Chez Glenrothes, on retrouve quelques types de barrique tels que de bourbon ou de sherry. Une fois le vieillissement accompli, on procède à l'un des trois (3) procédés de Glentrothes. Soit que l'on procède avec un Single Vintage (assemblage de plusieurs types de barriques de la même année de production), soit avec un Reserve (assemblage de plusieurs types de barriques et de différentes années de productions) ou bien avec un Special Release (seulement une barrique et une année - un ''single barrel'' dans le jargon!). Au niveau de l'embouteillage, l'alcool est bien sur dilué. Pour ce qui est du marché canadien, nous nous retrouvons avec des bouteilles de 750ML à un taux de 40% d'alcool/volume alors que dans d'autres pays, nous pouvons retrouver des produits en format 700ML mais à un taux de 43% d'alcool/volume. Ok... J'admet être un brin jaloux puisque la dilution vient parfois cacher des arômes intéressants!

Aujourd'hui, je vous présente un des produits qui se trouve dans la catégorie ''Reserve'', le Glenrothes Select Reserve. 

Un beau scotch. Un scotch qui sera un grand chouchou pour ceux et celles qui aimeraient avoir un whisky écossais non tourbé. Un scotch grandement versatile. Il est d'une belle douceur avec un profil très floral. Il offre cette petite acidité à travers des notes de vanille et de bois. Un petit coté vineux se fait aussi présent à un certain moment (Résultat du vin de hier soir...?). La différence des barriques se fait bien présente. Encore une fois, il est bien. Très bien. De mon coté, j'avoue que j'aurais apprécié d'avantage de punch - comme la version à 43% d'alcool/volume - mais reste que c'est définitivement une recommandation pour ceux en quête de douceur et de tranquillité. Avec le Glenrothes Select Reserve vous avez droit à une superbe harmonie surtout pour son 68.00$. De plus, la SAQ, grâce à l'entreprise Charton Hobbs, nous offre une superbe sélection de la gamme Glenrothes. Que ce soit à travers un un ''Bourbon Cask'', un ''Sherry Cask'' ou même un ''Special Release 1995'' à 43% d'alcool/volume (Halleluia!), nous en avons pour tous les goûts. Vous pouvez définitivement compter sur moi pour vous donner mes impressions des autres éditions dans les prochaines semaines puisque mon intérêt pour cette maison ne fait que grandir.

Ah! Et si vous aimeriez être dans un ambiance ''cocktail'', le Select Reserve est un candidat idéal pour l'excellent Churchill.

Ce qu'il vous faut:
1.5 OZ du Select Reserve
0.75 OZ du Vermouth Doux (Rouge) Stock
0.50 OZ de liqueur d'agrumes
Glaces

On met le tout dans un shaker. On agite quelques secondes. On met le tout dans un verre de votre choix.

Bref! J'espère fortement vous avoir guidé à travers l'univers des scotchs et j'espère fortement vous amener vers une découverte ''coup de coeur''!

Poli Grappa: 120 ans de savoir et de politesse!

Lorsque la plupart des gens discutent de l’Italie, c'est généralement au sujet des magnifiques villages qui se trouvent à l’intérieur de ce superbe pays, c'est de gastronomie et bien sûr, de vins! Pour ma part, l’Italie est une terre incroyable au niveau des spiritueux et liqueurs. Elle est d’ailleurs la terre de l’une des plus vieilles eaux de vie… La grappa!

Qu’est-ce qu’une grappa? Il s’agit d’une eau de vie de marc de raisin qui doit absolument être produite en Italie. Un marc de raisin est tout ce qui reste du pressurage des raisins, peaux, rafles et pépins. Les producteurs vinicoles produisent leurs vins et par la suite offrent ou vendent ce marc de raisin à certaines distilleries. D’ailleurs dans la plupart des grappas, on utilise deux types de raisins/cépages – généralement un fermenté et l’autre vierge. Une fois arrivé dans une distillerie, ce marc de raisin, parfois à déjà plus ou moins 3.5% d’alcool, est travaillé et distillé à travers différents types d’alambics. Pour s’y faire, on place tout le marc de raisin à l’intérieur de ce qu’on appelle un ‘’steam pot’’ à l’aide de quatre (4) à huit (8) paniers. Dans ce cylindre, de la vapeur est propulsé par le bas afin de bien évaporer l’alcool. Ceci donne un alcool ou un ‘’low wine’’ de plus ou moins 24% d’alcool/volume. Le tout est par la suite distillé à nouveau dans une colonne ce qui amène l’alcool entre 60 et 85% d’alcool/volume. Le tout passe ensuite dans un condenseur qui liquéfie les vapeurs. Par la suite, on refait le même processus avec un autre type de marc de raisin. Le tout est assemblé. Parfois, une grappa peut être vieillie en barrique ou aromatisée. Au niveau de la dilution, le tout est amené au degré désiré avec une eau pure généralement distillée à même la distillerie.


L’une des grappas les plus reconnues à travers le globe est celle de Poli, une magnifique entreprise familiale qui existe depuis 1898.

Poli Grappa, l’une des distilleries sur ma ‘’liste de souhait’’, est tout simplement incroyable. Même s’il s’agit d’une grappa très populaire et surtout très commercialisée, Poli Grappa garde ses valeurs artisanales et surtout ses valeurs patrimoniales. Il est primordial pour l’entreprise de prendre le marc de raisin des vignobles environnants la distillerie. Bien sûr, cela amène une fraîcheur au marc de raisin, mais permet aussi d’aider une certaine économie locale. D’ailleurs, il est très fréquent de voir un employé de Poli dans les vignes pour justement s’assurer de la qualité de ce qui leur sera offert. Chez Poli, la distillation se fait dans les heures qui suivent l’arrivée du marc. Cela permet aux arômes d’être grandement présents tout au long du processus. Au niveau de cette distillation, Poli utilise des alambics qui sont considérés comme les plus vieux de l’industrie de la grappa. Presque tous en cuivres, ces alambics sont magnifiques. D’ailleurs, Poli produit une grande variété de ses grappas à l’aide d’alambics traditionnels. Par contre, les yeux de l’industrie sont grandement rivés sur Poli pour leurs deux nouvelles additions, les alambics de type bain-marie. La particularité d’un alambic de ce genre est d’offrir un résultat plus floral, de réduire les impuretés et de réduire les esters. Pourquoi donc? Comme si vous feriez la méthode bain-marie à la maison, ces alambics consistent à mettre le marc de raisin à l’intérieur d’un panier. Panier qui est chauffé par la vapeur provenant de l’eau qui se trouve sous lui. Bien sûr, ce processus de distillation très lente permet aux moindres arômes de bien se volatiliser afin d’être liquéfiés par la suite.

Le premier bain-marie est Athanor. Un procédé tel que décrit ci-dessus. On utilise souvent ce système pour les différents brandys. Sinon, il y a aussi Crysopea! Système hallucinant avec ‘’aspiration’’ des vapeurs. Ce procédé donne une pression négative à l’intérieur du système ce qui permet d’offrir un taux d’ébullition plus bas aux différents alcools. Ce système est généralement utilisé pour des grappas aux arômes plus fruités et floraux tel que la Cleopatra ainsi que pour l’unique gin de la distillerie, le Marconi 46 (un article vous sera présenté sous peu à son sujet).


De mon côté, j’ai eu l’occasion de déguster quelques-uns de leurs produits dont Bassano ainsi que la Barili di Rhum 2011 . Pour ce qui est de Bassano, une grappa conçue à l’aide de marc de raisin rouge, on a droit à un beau produit à son état brut, mais j’admets immédiatement que ce n’est pas pour tout le monde ce genre de spiritueux quoi qu’il peut facilement être intégré dans certains cocktails à base de café, de Limoncello et de liqueur d’oranges. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des recettes de cocktails qui remplacent le gin par une grappa de la sorte et avec raison. La Bassano dégage un léger goût de brûlé avec une certaine amertume à travers des notes plus fruités comme la pomme voir la poire.

De l’autre côté, l’édition Barili di Rhum 2011 provient d’une grande variété de marc de raisins. Une fois que la grappa est faite à travers les systèmes traditionnels, elle bénéficie d’un vieillissement de deux (2) ans en barrique de chêne traditionnelle ainsi qu’une finition de six (6) mois à l’intérieur d’une barrique de rhum agricole Clément (de la Martinique). Ce vieillissement supplémentaire offre à la grappa un profil exotique avec des notes fruitées, liquoreuses et boisées. C’est un produit que j’affectionne énormément.

C'est en rêvant d'une bella vita dans les chais de Poli Grappa que je vous souhaite une excellente dégustation!

El Jimador: Un hommage!

Peut-être parce que le froid commence à s’installer ou parce que j’ai les ‘’blues’’ d’un certain voyage au Mexique ou simplement parce que j’ai grandement été étonné par la qualité de cette maison de tequila, je vous présente El Jimador!

Numero uno! Lo que es tequila? LE tequila (Oui! Oui! Tequila est masculin!) est un spiritueux fait à base du cœur d’agaves – plantes qui poussent dans le sud des États Unis, au Mexique, en Amérique Centrale mais aussi en Amérique du Sud. Il est important de savoir qu’il existe probablement plus de trois cent cinquante (350) variétés de cette plante. Plusieurs diront: Oui mais le mezcal aussi est fait à base d’agaves? Ils ont bien raison! Plusieurs vont d'ailleurs confondre le mezcal avec le tequila qui, malgré leurs ressemblances sont bel et bien différents!

Le tequila a officiellement reçu son ‘’appellation’’ en 1974 et ce, même si les premières mentions à son sujet date d’il y a plus de deux cent cinquante (250) ans! Ce spiritueux doit absolument être fait dans l’un des états Mexicains suivant: Jalisco (Principalement), Tamaulipas, Michoacan, Guanajuato et Nayarit. Le mezcal, tant qu’à lui, a son appellation depuis seulement 1994 et peut être fait dans des régions telles que Guerrero, Durango et/ou Oaxaca (Principalement)! Mais question de ne pas se perdre, restons sur le tequila! Ce dernier doit absolument être fait d’un minimum de 60% d’alcool d’agaves BLEUS (Tequilina) vieillis entre huit (8) et douze (12) ans et doit contenir un maximum de 40% d’alcool de sucre. Bien sûr, les experts diront que les meilleurs tequilas sont ceux avec 100% d’agaves! Ce qui offre une finition beaucoup plus ‘’dry’’, végétale et d’avantage apprécié à son état pur!

Le processus de fabrication du tequila est simple! On prend le cœur d’agave, on le coupe, on le fait cuire entre vint quatre (24) et quarante-huit (48) heures (selon l’industrialisation de la distillerie) et on le refroidie pour une période de huit (8) à dix (10) heures. Par la suite on broie le tout et passons le beau mélange dans un pressoir question d’en extraire le jus. Nous ajoutons une levure à ce jus ce qui fermente et transforme le sucre en alcool en plus ou moins trente-six (36) heures. Ce ‘’vin’’ est ensuite distillé deux (2) fois et, si tel est le cas, vieilli dans une barrique!

Agave Bleu

Chez le tequila on a quatre types!

#1 Le Blanco
#2 Gold – Vieillissement en fût de chêne pour moins de deux mois et généralement assemblé à du caramel ou autres colorants et arômes!
#3 Reposado – Blanco qu’on laisse reposer aux moins deux mois dans des barriques.
#4 Anejo – Elle doit être vieillie plus d’un an en barrique de six cent (600) litres.

Bon! Tout ça est bien beau mais le El Jimador là-dedans? El Jimador est une superbe maison de tequila qui se situe dans le village d’Amatitan, dans l’ouest du Mexique, et qui existe depuis plus de cent cinquante (150) ans. Le nom de la maison est en fait le nom que l’on donne à ceux qui cultivent l’agave à travers le pays. Présentement, il s’agit de la maison numéro un en production de tequila 100% agaves bleus. La majorité des distilleries produiront des tequilas avec seulement le taux minimum, soit 60% d’agaves bleus. D'ailleurs, à la maison El Jimador, l'agave est fièrement récupéré à la main. Malgré la popularité des produits, la distillerie fonctionne de façon très artisanale et peut aussi se venter d'être l'une des plus naturelles actuellement sur le marché. Trois types de tequila y sont produit  - une Blanco, une Reposado mais aussi une remarquable Anejo! Bien sur, la maison El Jimador se permet aussi de faire quelques versions aromatisées comme à la lime, à la mangue ou voir même à la cannelle. L’entreprise appartient actuellement à l’équipe de Brown Forman donc serez-vous étonné si je vous mentionne que leurs tequilas sont maturés en barrique de whisky américain comme le Jack Daniel?

La version Reposado offre des belles notes de vanille, d’amaretto, caramel et un brin de fumée. La version Anejo est tant qu’à elle sublime. Enveloppant, ce tequila dégage le bois à travers des notes pâtissières telles que la cannelle et quelques douces épices.

J’ai fait plusieurs recherches en matière de tequilas et j’avoue que j’ai eu la chance de déguster de magnifiques produits que ce soit à travers des voyages ou simplement avec quelques tests maisons, mais celui-ci a vraiment un rapport qualité/prix tout simplement imbattable.

Une petite anecdote avant de terminer. Lors de mon voyage au Mexique, El Jimador nous était présenté à 38% alcool/volume alors qu'au Canada nous avons droit à une version moins diluée avec 40% alcool/volume. D'ailleurs, El Jimador n'est pas la seule maison à avoir cette différence dans ces tequilas. Mais pourquoi donc? C'est simple! Les tequilas de 39.5% alcool/volume et plus doivent faire face à une taxation incroyable. Et, n'oublions pas qu'au Mexique, un tequila ne peut être sous les 35% d'alcool/volume alors qu'aux États Unis, la loi fédérale mentionne que le tequila doit être de 40% d'alcool/volume et plus. Ceci étant dit, les distilleries produisent un tequila locale à 38% afin d'éviter toute taxation ridicule, mais produisent un tequila à 40% pour les amis du nord! Voilà! Vous ne serez donc pas surpris la journée que vous serez au Mexique et qu'un tequila vous semblera légèrement plus doux qu'à la maison!

Vous pouvez d'ailleurs consulter la disponibilité à la SAQ ou à la LCBO!

Ah... N'oubliez pas votre sombrero! Une surdose de tequila peut facilement vous brûler le coco!

On jase… Avec Olivier Lambert!

Un beau jour, j’ai décidé de mettre un certain projet en œuvre. Celui d’avoir une plateforme web pour les consommateurs, les amateurs et les curieux en spiritueux. De ce fait, je me suis renseigné à gauche et à droite afin de bien connaitre les défis que j’allais rencontrer dans ce parcours. De plus, je voulais posséder les meilleurs outils afin d’offrir une expérience magnifique et surtout à mon image. Seul bémol… Je suis nul avec tout ce qui concerne technologie, programmation et le monde 2.0! Cependant, lors de mes recherches, je suis tombé sur un certain Olivier Lambert ( www.olivierlambert.ca ) qui me promettait de m’offrir les outils nécessaires afin que je puisse produire moi même ma plateforme web et être capable de comprendre parfaitement mes actions sur celle-ci. De plus, ce ''hypster'' m’a aussi mentionné que je deviendrai meilleur sur les réseaux sociaux à l’aide de certaines formations et à l’aide de certains outils proposés. Il était tellement certain de lui qu’il m’a offert de rembourser les coûts de la formation si le tout n’aidait pas l’atteinte de mes objectifs. Je me suis inscrit. Après tout, j’ai vérifié tout à son sujet. Son histoire, ses réussites, ses antécédents judiciaires… Ok ok! Peut-être pas mais disons que je me suis fortement renseigné et quand j’ai eu terminé de lire son parcours, je suis immédiatement devenu l’un de ses étudiants.

Mais, qui est cet Olivier Lambert? C’est un jeune homme de vingt-cinq (25) ans qui gagne actuellement sa vie avec un blogue incroyable sur le marketing. À travers son blogue, il offre des conférences ainsi que diverses formations fortement intéressantes telles que sur le marketing par courriel, le marketing de contenue et plus encore. D’ailleurs, il est considéré comme l’un des trente (30) jeunes les plus prometteurs au Québec. Tout de même incroyable.

Mais passons aux choses sérieuses. J’ai réussi à voler quelques minutes de son temps afin qu’il répondre à mes questions. À travers cette entrevue, vous connaîtrez d’avantage ce ''geek'' du marketing. Par contre, j’aimerais vous avertir d’une chose, il va vous charmer le p’tit maudit!

On jase avec Olivier Lambert !

YAN AUBÉ – Olivier! Alors, qu’est-ce que l’on boit?

OLIVIER LAMBERT – Un Glenvilet 15YO, un excellent scotch d’automne! Très doux avec un goût de miel et de vanille. Après la première gorgée on se laisse surprendre par un arrière-goût subtil de cannelle!

YAN AUBÉ – Sur ta page professionnelle, tu mentionnes Marketing, scotch et domination mondiale. Est-ce que le scotch est ton spiritueux chouchou? Sinon, quel est ton spiritueux chouchou?

OLIVIER LAMBERT – Définitivement mon alcool favori! Pas seulement le scotch, mais j’adore le whisky de façon générale. Je suis loin d’être le grand manitou du whisky, mais je ne passe jamais une occasion d’explorer un nouveau scotch!

YAN AUBÉ – Comment as-tu tombé en ''amour'' avec ce type de spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Comme tous les autres jeunes de mon âge (quand j’étais ado), je buvais du Jack Daniels à l’occasion. Honnêtement, je n’ai jamais compris mon intérêt envers ce type de spiritueux. J’en buvais pour la ''brand'' je suppose… Un beau jour, le barman m’a dit qu’il n’avait plus de Jack Daniels alors il m’a proposé un Chivas. Ça aura été le coup de foudre et je n’ai plus jamais commandé de Jack Daniels de ma vie haha!

YAN AUBÉ – … Avoue que ça l’aide d’avoir un verre à la main lors de la création d’un blogue et/ou article!

OLIVIER LAMBERT – J’ai déjà pris l’habitude de prendre un verre ou deux lorsque j’écris mes textes, mais c’était quand j’étais blogueur de week-end. Pour moi le scotch, c’est comme les femmes. Ça ne se mélange pas très bien avec le travail!

YAN AUBÉ – Ta bouteille de rêve et pourquoi? (Peu importe le prix et peu importe si elle est disponible ou non au Québec)

OLIVIER LAMBERT – Je suis une personne qui aime son scotch tourbé et/ou fumé avec des notes de chocolat et de baies. Mes deux scotchs d’occasions que je préfère sont donc le Lagavulin 16YO et le Bowmore 15YO Darkest. Donc si jamais quelqu’un veut me gâter, vous savez quoi acheter! Mais un scotch ''hors de portée'' qui continue de me hanter jusqu’à ce jour est le Bowmore 23 1989. J’ai eu la chance de m’en verser un bon verre dans un liquor store à Singapour. Il y avait un bar à dégustation et la vendeuse était occupée avec un autre client alors j’en ai profité! C’est toute une expérience et ça va plaire à n’importe quel fan de Bowmore! Le problème, c’est surtout le prix. À 700$ la bouteille... ce n’est pas un scotch qu’on boit tous les jours!

YAN AUBÉ – On te connait aussi comme un sacré globetrotter. Dans quel pays as-tu des souvenir mémorables en matière de spiritueux et c’était quoi?

OLIVIER LAMBERT – HA! Okay, j’ai une histoire assez drôle, tiens-toi bien. Je n’ai pas voyagé tant que ça, en fait je commence tout juste à découvrir le monde. Mais l’an passé, j’ai fuis le froid hivernal pour m’exiler sur les plages de la Malaisie. La première chose que j’aurais dû savoir avant d’acheter mon ticket d’avion était qu’il s’agissait d’un pays musulman, donc il y a de très fortes taxes sur l’alcool, et c’était pire pour les produits occidentaux. À 150$ la bouteille de Chivas, j’ai dû me résoudre à découvrir les alcools locaux. Cependant, puisque certaines étiquettes étaient en chinois, c’était difficile de savoir ce que je buvais. La plupart des alcools n’étaient pas très bons, mais avec en cocktail, ça passait bien. La bouteille avec un tigre dessus était moins mauvaise que les autres (mais quand même pas très bonne) et je n’avais aucune idée de quoi il s’agissait. Quelques jours après l’avoir terminé, j’ai été dîner avec mon hôte AirBNB. Quand je lui ai montré l’image il m’a regardé et m’a dit en essayant de retenir son fou rire : ''Mon grand-père boit ça! C’est pour ceux qui font de la dysfonction érectile.'' Jusque-là, c’est encore pas si mal, mais j’ai eu le malheur de lui demander pourquoi c’est censé être bon pour ça. Il n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire. Il me regarde, reprend son sérieux et me dit : ''Parce qu’ils y font tremper des parties intimes de tigres.''

… TAB…

YAN AUBÉ – Tu es tout un expert en matière de marketing. Comment est arrivée cette passion ou cette obsession pour le marketing?

OLIVIER LAMBERT – En fait, je suis devenu un ''expert marketing'' par hasard. Je suis un geek, et pour moi ça veut dire que j’adore comprendre, non seulement ''comment'' les choses fonctionnent, mais ''pourquoi'' elles fonctionnent comme elles le font. Ça peut sembler étrange, mais au CEGEP je voulais être psychologue! Mais après avoir lu tous les grands ouvrages de psycho pop sur le marché, j’ai perdu un peu l’intérêt. J’ai donc été en communication dans l’objectif d’aller faire une maîtrise en Gouvernance Mondiale à Waterloo (yep, la domination mondiale est un thème récurrent dans ma vie haha!). Je me suis donc mis à lire un paquet de trucs d’économie et de politique. Qu’est-ce qui arrive lorsqu’on mélange une forte compréhension du comportement humain avec une bonne vision du marché et une âme de geek qui aime designer des sites web et programmer des trucs? Un web-entrepreneur qui vaut dominer le monde! J’ai lu beaucoup de choses en lien avec l’entrepreneuriat, la vente et l’écriture publicitaire, mais la seule expérience que j’ai avec le ''marketing'' est un cours en ligne vachement mauvais que j’ai pris à l’université. Puisque je ne me suis jamais fait dire ''comment'' c’est sensé fonctionner, ça me permet de sortir du moule et d’utiliser des techniques très efficaces que tous les autres ne veulent pas utiliser parce qu’ils sont trop occupés à faire leur analyse FFOAM, des focus group ou encore à gosser la palette de couleur pour leur prochain dépliant.

YAN AUBÉ – D’ailleurs, tu es définitivement l’une des étoiles montantes dans cette matière. Permets-moi de te demander ce que tu penses du marketing en matière des alcools. Que penses-tu de la stratégie de la SAQ?

OLIVIER LAMBERT – Ahhh ça c’est une très bonne question… Le problème avec l’alcool, c’est que ce n’est pas nécessairement très bon pour la santé! Il y a donc une sorte de responsabilité sociale autour du marketing de l’alcool, ce qui entraîne une liste assez impressionnante de restriction et règlements encadrant sa promotion. Ceci étant dit, je pense que la plupart des grosses brands font une bonne job. Je pense entre autres à Captain Morgan, Guiness et Dos Equis. Par contre, il y a une chose que je changerais et c’est la fâcheuse tendance aux marques d’alcool à toujours cibler les hommes. Les hommes et les femmes ne consomment pas de la même façon et je crois qu’il faudrait définitivement s’intéresser plus à la femme. Je pense que cette tendance provient du fait que la plupart des marques focus encore leurs énergies sur la publicité télé qui ne permet pas de discriminer selon la démographie. Mais avec YouTube, Instagram ou Facebook, c’est facile de faire la distinction.

YAN AUBÉ – Crois-tu que le marketing d'une telle industrie devrait miser sur la modération? Crois-tu que l'on encourage trop les ''beuveries'' à travers certaines stratégies?

OLIVIER LAMBERT – Eh bien si c’était le cas, ces publicités seraient illégales haha! Je ne pense pas qu’ils vont trop loin. C’est certain que je ne suis pas un fan des pubs de Budweiser, mais en même temps je doute que les amateurs de scotch fassent partit de leur public cible!

YAN AUBÉ – Tu as déjà été impressionné par une stratégie de marketing de la part d’une entreprise en spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Les marques d’alcools sont hyper créatives dans le contenu, mais pas vraiment dans le contenant. Des pubs hilarantes, il y en a des milliers sur AdWeeks et elles sont toutes plus créatives les unes que les autres. Cependant, c’est assez rare qu’on les voie innover comme Ex Machina l’a fait avec Tinder. Je pense qu’il y a une foule de choses à faire… Imagine une application de réalité virtuelle qui te fait visiter les distilleries? Ou encore un chat bot Guiness qui te lance une conversation messenger ou SMS le vendredi soir? Les nouvelles technologies offrent une foule d’occasions de faire du storytelling, et bien que les agences créatives se lâchent lousse, j’ai l’impression qu’ils restent trop confinés aux formats qu’ils connaissent. Old habits die hard

YAN AUBÉ – Voyages, le titre d’être un des ''must'' en matière de blogueur et de marketing, des projets incroyables tel que ''La Tranchée''… Tout semble si parfait pour toi. Que souhaites-tu pour le futur?

OLIVIER LAMBERT – Hehe, ce qui semble parfait ne l’est pas toujours! N’importe quel projet vient avec son lot de problème. Je me sens juste choyé d’avoir des problèmes que j’aime beaucoup régler! Mon nouveau bébé est ''La Tranché'' et il va s’agir de mon point focal pour les 3-4 prochaines années. L’objectif est d’en faire une ''one stop shop'' pour tout ce qui a un lien avec le marketing et l’entrepreneuriat. Pour l’instant, il s’agit principalement d’une communauté en ligne, mais d’ici peu, les gens auront également accès à des vidéos de formations/entrevues exclusives ainsi qu’à du coaching privé. À terme, je veux réunir une équipe d’experts et systématiser le développement de cours en ligne de sorte qu’on soit en mesure de créer plusieurs nouvelles formations par mois tout en éclatant les standards de l’industrie en termes de pédagogie et qualité de production. Je rêve qu’un jour, lorsque les employeurs auront à choisir entre quelqu’un qui a une maîtrise en marketing et quelqu’un qui a une lettre de recommandation de La Tranchée, je rêve que l’employeur choisisse l’élève de La Tranchée sans hésiter.

Je tiens personnellement à remercier Olivier. Non seulement pour son entrevue mais aussi pour son ouverture ainsi que ses conseils toujours intéressants et incroyablement utiles. Une visite sur son site web s'impose réellement. Vous allez voir à quel point ses formations sont pertinentes et à quel point tout le monde peut facilement s'y retrouver.

C'est grâce à cette personne et son expertise si vous pouvez, aujourd'hui, avoir une référence en matière de spiritueux.

Le bouteille ''du Tigre'' ...

1792 Small Batch Straight Bourbon: L’art de dépasser les normes.

Il n’y a pas très longtemps, j’ai reçu une magnifique bouteille du Bourbon 1792 de la part de mes amis chez Charton Hobbs. Drôlement, j’ai beau être un amateur de bourbon, je n’ai que très rarement vue cette bouteille dans les succursales de ma région. Maintenant que j’ai une bouteille entre les mains, je dois admettre qu’elle a grandement piquée mon intérêt! Voilà donc mon petit résumé sur cette magnifique bouteille de 1792 Small Batch Straight Bourbon.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un bourbon?
#1 - Doit être fait aux États-Unis
#2 - Doit être construit à 51% de mais alors que les whiskies traditionnel peuvent avoir tout un mélange à l'intérieur.
#3 - Sa distillation doit donner un alcool de MAXIMUM 80%
#4 - Il doit être mis en barrique pour un MAXIMUM 72.5%

Bon! Revenons à notre 1792. Il faut comprendre que oui, le groupe Barton a été acquis par Sazerac Company il y a quelques années et sa distribution canadienne est bel et bien assurée par Charton Hobbs depuis Juillet. Cependant, ce bourbon est encore fièrement et brillamment conçu par Barton Distillery, situé au Kentucky. Cette distillerie, fondée en 1879, est l’une des plus vieilles en matière de bourbon américain et l’une des plus imposantes avec ces vingt neuf (29) entrepôts à vieillissement ainsi vingt deux (22) autres édifices. Le tout sur plus de cent quatre-vingt-seize (196) acres de terrain.

Ce 1792, nom qui rend hommage à l’année à laquelle le Commonwealth du Kentucky a rejoint l’union américaine, est conçu d’une brillante façon. Au niveau des grains, ce bourbon bénéficie d’un taux très élevé en seigle. On parle de plus de 20% des grains, ce qui est vraiment plus que la moyenne. Généralement, on retrouve plus ou moins 10% de seigle dans un bourbon. Ce ‘’surplus’’ de seigle génère un profil particulier au bourbon. Suite à une fermentation de ces grains, le tout est distillé deux fois. Par la suite, on met le tout en barrique. La particularité du 1792 Small Batch Straight Bourbon est qu’il s’agit d’une moyenne de huit (8) ans. C’est donc une sélection très minutieuse des bonnes barriques qui est fait par le maître de chai/distillateur. Une fois le tout assemblé, le 1792 Small Batch Straight Bourbon est embouteillé à 46.8% d’alcool, un taux aussi légèrement plus haut que la moyenne. Malgré tout, c’est très doux comme bourbon.

Immédiatement déposé dans le verre, c’est le bois, la vanille et le miel qui se font sentir. En bouche, c’est assez tannique. Poivré et boisé. Quelques notes d’oranges et même d’érable. Vraiment une très belle bouteille sur tous les sens. La présentation est magnifique et donne un certain prestige mais le produit l’est tout aussi sinon plus! Un produit à 62.75$ à la SAQ.

Si ce produit est excellent, j’aimerais bien être en mesure de déguster les Éditions Spéciales tels que le Sweet Wheat, le Port Finish, High Rye, le Single Barrel ainsi que le Full Proof. Essayons de convaincre nos amis de Charton Hobbs pour nous mettre ces magnifiques bouteilles sur nos tablettes.

Pour terminer, voici quelques images de Barton Distillery (gracieuseté de Charton Hobbs).

Les photos ont été fournies par Charton Hobbs et Barton Distillery

On jase… Avec Romain Cavelier!

En 2015, la prestigieuse compétition de mixologues et de cocktails, Made With Love, couronnait Romain Cavelier, un gars de chez nous, en tant que ‘’Meilleur Bartender du Canada’’. Mais, qui est ce Romain Cavelier? Dès ses premières paroles, on réalise que cet accent n’est pas du Québec! En effet, ce jeune Marsellais est arrivé dans la belle province il y a quelques années déjà. Depuis plus de dix (10) ans, il roule sa bosse dans diverses facettes de la restauration que ce soit de simple plongeur à gestionnaire d’établissement. Aujourd’hui, il est non seulement ambassadeur de la magnifique distillerie québécoise Cirka, mais aussi un grand artisan en matière de cocktails. Cet art, il nous la partage à travers son livre incroyable, ‘’Le tour du monde en 75 cocktails’’, qui est disponible à compter d'aujourd'hui sur les tablettes.

Nul besoin de passeport et nul besoin de valise! Aujourd’hui on jase avec Romain Cavelier:

YAN AUBÉ – Romain! Merci infiniment de ton temps! Alors, qu’est-ce qu'on boit?

ROMAIN – Je ne sais pas, disons un verre de Unicum si on était un peu fou! Il s’agit d’une liqueur hongroise très amère à base de plantes médicales.

YAN AUBÉ – Est-ce que c’est ton spiritueux favoris ou simplement le spiritueux du moment?

ROMAIN – Le Unicum malheureusement ne se trouve pas à la SAQ mais à la LCBO oui! C'est un des meilleurs amaros que je connaisse. C'est fabriqué en Hongrie et disons que j'ai une histoire d'amour un peu familiale lier avec ce produit.

YAN AUBÉ – On te connait en tant que mixologue et créateur de cocktails. À la maison es-tu d’avantage porté à boire des spiritueux à leur état brut ou définitivement en cocktail?

ROMAIN – Tout dépend réellement du moment. Tu me verras rarement faire des cocktails avec 50 ingrédients à la maison et même dans le cadre d'un travail/projet. Quand je rentre et que j'ai besoin de relaxer ça va être whisky, amaro, vermouth ou sinon un simple Manhattan.

YAN AUBÉ – D’ailleurs, en tant que meilleur bartender au Canada, j’ose imaginer que l’univers des spiritueux à jouer un rôle fort important dans ton cheminement. Peux-tu me décrire comment et surtout à quel point?

ROMAIN – Avant de répondre à ta question, j’aimerais ajouter que nous, les bartenders, sommes tous différent et nous possédons des qualités similaires mais à la fois différentes. Donc, je ne crois pas que c’est très objectif de dire que je suis le meilleur bartender au Canada. Maintenant, je peux te parler des spiritueux! Ceux-ci ont joués un rôle plus que présent dans mon apprentissage. Tout d'abord, pour ma part, je pense que faire un mix pour faire un mix c'est un peu triste, l'idée derrière les cocktails est d'utiliser de vrais produits de qualité plutôt que de grands produits industriels et de les mettre en valeurs. Exemple, pourquoi je choisi tel gin? Parce qu'il goûte ce que je veux réellement et aussi parce que le produit se vend par lui-même. Ce n’est pas une histoire ou une stratégie de marketing qui le rend excellent mais bel et bien le produit. C'est un peu ma façon de travailler.

YAN AUBÉ – Outre le fait que tu sois un bartender/mixologue, peux-tu me dire ce qui t'a amené à vouloir créer un livre?

ROMAIN – Tu sais quand tu es derrière le bar tu es un peu comme un compteur. Toujours des histoires à apprendre mais surtout à raconter. C'est comme si j'avais pris tous mes voyages, mes rencontres et mes amours ensemble pour faire un livre et pour ainsi partager tous ces moments qui me sont extrêmement chers.

YAN AUBÉ – Ton livre se nomme ‘’Le tour du monde en 75 cocktails’’. Dis-moi, à quel pays associes-tu ton plus grand étonnement en matière de spiritueux?

ROMAIN – Je dirais l'Italie et ce, même si je taquine souvent les Italiens sur leurs façons de faire dans les choses. Je dirais que pour ce qui est des amaros, des vermouths et des liqueurs, c'est un peu comme s’ils avaient inventé des spiritueux magnifiques dont plusieurs sont mes préférés.

YAN AUBÉ – Si demain tu pouvais t’établir dans un autre pays et y faire ta vie selon tes valeurs et tes passions, ça serait à quel endroit et pourquoi?

ROMAIN – Je suis tout de même un mec urbain! Donc ça va être un peu stéréotype mais je te dirais New York. Plus précisément dans le Manhattan Ouest (Meat Packing District). Ok… Faut voir le budget mais bon!

YAN AUBÉ – Depuis quelques mois, tu occupes le poste d’ambassadeur pour l’incroyable distillerie Cirka. Peux-tu me dire ce qui t’a attiré dans un tel rôle?

ROMAIN – Ce qui m'a beaucoup attiré dans ce rôle c'est surtout la découverte de la distillation. Je connaissais les bases pour avoir visité quelques distilleries à travers mes voyages et tout, mais de travailler tous les jours dans ce milieu est plus qu’intéressant et m’apporte beaucoup!

YAN AUBÉ – Un titre national… Un rôle d’ambassadeur… Un livre… Tout roule pour toi cher ami! Des nouveaux défis sous peu? De nouveaux objectifs?

ROMAIN — Absolument! Mais… C'est encore un secret!

Le livre de Romain est disponible chez plusieurs libraires mais vous pouvez facilement le commander pour 29.95$ chez Renaud Bray en cliquant ICI! C'est un must en matière de cocktail. Les histoires ainsi que les recettes sont fascinantes. 

Romain Cavelier