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Arriver à bon port avec l’Harbour Rum

Vous vous rendez sous peu dans la ville reine de Toronto? Un petit arrêt s’impose! Direction à la jeune distillerie de Yongehurst.

Mais qu’ont essayé de faire Rocco et John Paul avec la distillerie Yongehurst? D’être aussi spectaculaire que leur équipe de baseball locale? Bien je dois admettre que si c’était leur but, ils y sont presque. Suite à leurs différentes collaborations avec des brasseurs, des baristas et bartenders, ils ont vite réalisé l’engouement face aux produits locaux ainsi qu’à la difficulté des producteurs à fournir la ville reine, ces deux jeunes entrepreneurs se sont lancés dans la production de spiritueux. Ce qui est fascinant? Leur audace de produire des spiritueux qui n’ont pas encore été fait dans les environs de Toronto tel que l’unique Harbour Rum. L’Harbour Rum, qui est le premier spiritueux que nous offre Yongehurst, n’est offert qu’en blanc (375ML) pour l’instant mais reste qu’un petit lot est présentement en maturation dans des futs de Bourbon Four Roses.

La conception du Harbour Rum est toute aussi intéressante que l’histoire de la petite distillerie. Pour bien produire leur rhum, Rocco et John Paul utilise une mélasse (équitable et organique) provenant du Paraguay. Le tout est fermenté à l’aide d’une levure ‘’sauvage’’ spécialement conçu en Ontario à l’aide de pommes. Par la suite, le tout passe à travers deux petits alambics hybrides afin de conserver le maximum d’arômes et de douceur. Le tout est dilué à 44% d’alcool avant son embouteillage ce qui lui permet de garder un beau bouquet d'arômes!

L’Habour Rum offre un côté très végétal et herbacé en premier lieu comme pourrait le faire un agricole. Par la suite, le fruit se montre d’une très belle façon. C’est à se demander si ce n’est pas une petite eau de vie. Malgré la chaleur qu’il dégage à son début, sa fin est beaucoup plus douce et très agréable.

Définitivement agréable à son état pur mais, je dois admettre qu'il doit être fascinant de le travailler en cocktail comme un daiquiri ou voir même un mojito.

Si c’est bel et bien le rhum qui nous attend au Port de Toronto (Harbour Rum)… Je lui accorde son titre de ville reine!

Un bel honneur d’avoir été en mesure de déguster ce rhum et ce, avant même ma visite à la distillerie qui se fera sous peu avec le lancement de nouveaux produits.

Je suis aussi désolé de vous décevoir chers lecteurs mais... Ce rhum n'est malheureusement pas disponible à la SAQ et LCBO pour l'instant.

La distillerie est situé au 346 Westmoreland Ave., Toronto (Ontario).

Terra Dourada… Une cacha quoi?

Oh At The Copa… Copa Cabana! La La La La La… La La La…

Mes amis, cette semaine nous célébrons le Brésil, pays hôte des supers Jeux Olympiques d’été! On célèbre ce magnifique pays avec un spiritueux méconnu, mais qui mérite pleinement notre attention! J’ai nommé la cachaça!

Qu'est-ce qu'une cachaça? La cachaça est ce qu'on appelle une eau-de-vie de canne à sucre. Même si on la surnomme souvent ''la cousine du rhum'', elle a une conception et une culture bien à elle. Mais pour bien comprendre la différence, nous devons voir l’histoire de cette délectable eau-de-vie !

L’histoire de la cachaça débute vers le début du 19e siècle alors que le Portugal transfert la totalité de sa production de sucre et canne à sucre au Brésil. Les paysans et/ou esclaves ont bien sûr une certaine ‘’soif’’ d’alcool, mais le tout se trouve très difficilement. C’est alors que certains se sont rappelé ce que leurs cousins Européens consommaient… Le rhum! Rhum fait directement de la canne à sucre. C’est alors que ces charmants paysans et/ou esclaves se sont mis à prendre le jus de canne qu’ils produisaient et ce sont mis à le faire chauffer. Mais contrairement aux Européens et leurs rhums, il était extrêmement difficile pour le peuple Brésilien de trouver de l’eau potable afin de diluer leurs spiritueux. De ce fait, ils ont donc décidé de réduire la température de chauffe afin que le produit sorte entre 38 et 50% d’alcool. Ce processus a, en effet, donné un résultat incroyable! Un résultat rempli de saveurs avec un caractère riche en arômes! C'est donc dans le début des années 1900 que les Brésiliens et la cachaça ont envahi le globe et ce,pour notre grand bonheur.

Malgré tout, la Cachaça est encore méconnue dans le marché des spiritueux. Pour vous donner un exemple, le Québec offre simplement trois noms de cachaça et ce, en grande partie grâce au tournoi de la FIFA qui a eu lieu il y a quelques années.

Dans le monde des cachaças disponibles ici, il y a Terra Dourada. Terra Dourada est une jeune maison qui a été fondée en 1999. Une entreprise magnifique qui fonctionne encore sous de vieilles traditions brésiliennes avec une sélection de canne fait à la main.

Cette maison offre trois produits, mais au Québec, nous n’avons que deux d’entre eux soit la ‘’Silver’’ ainsi que la ‘’Ouro’’ (Or en français). Deux versions complétement différentes! Tout d’abord, les deux tirent un pourcentage d’alcool de 38%. La Silver répond parfaitement à une traditionnelle cachaça pour les cocktails avec des notes de mangues séchées, des notes légèrement salines et même mentholées. Bref… Un Caipirinha est très agréable avec cette cachaça! De l’autre côté, nous avons la ‘’Ouro’’! Voilà un produit de dégustation avec des notes plus boisées, plus fruitées avec soupçons de caramel à l’intérieur. Cette version me donne l’impression de croquer dans une canne à sucre… C’est vraiment intéressant! Bref! Tout comme son pays, cette maison de cachaça mérite fortement d’être connue.

Ah! Avant que j'oublie, voici la recette pour un Caipirinha plus que parfait!

Ce qu'il vous faut?
2 OZ de cachaça
0.5 OZ de sirop simple
0.25 OZ de jus de lime
deux quartiers de limes coupés.

Comment faire? Mettez vos morceaux de lime dans un verre. À l'aide d'un pilon, écrasez les morceaux de lime dans le sirop simple. Mettez quelques glaces dans votre verre. Versez-y votre cachaça ainsi que votre jus de lime. Remuez le tout à l'aide d'une cuillère et vous n'avez qu'à apprécier votre plus que parfaite Caipirinha!

Obrigado!

Le Doux Maderas 5+5! Oups… Le Dos Maderas 5+5!

Il y a quelques temps, j’ai découvert un rhum tout simplement incroyable. Le Dos Maderas 5+5! J’ai grandement eu envie de vous partager quelques infos au sujet de ce magnifique rhum espagnol.

Tout d’abord, la gamme Dos Maderas est le résultat de la superbe maison de production Bodegas Williams & Humbert, fondée en 1877. Cette maison très connue pour ses brandys ainsi que ses vins, a eu la brillante idée d’assembler elle-même sa gamme de rhum. Pour s’y faire, Williams & Humbert achète un assemblage de rhums de la Barbade ainsi que de la Guyane Britannique. Cet assemblage a préalablement été vieilli pour une période de cinq ans en fûts de bourbon. Le tout est par la suite acheminé en Espagne par bateau. Mine de rien, ce type de transport a effectivement un rôle à jouer puisque le mouvement du bateau fait en effet bouger le liquide à l’intérieur des barriques ce qui offre d’avantages de saveurs au produit final. Une fois sur le sol espagnol, on lui fait passer un bon trois ans dans des fûts ayant contenu du Dos Cortados (Palo Cortado), un excellent vin de Xérès espagnol. Ce processus donne le Dos Maderas 5+3. Par la suite, la maison prend une partie de la production et met le tout à l’intérieur de fûts ayant contenu le vin de Xérès Don Guido (Pedro Ximénez) pour une période de deux ans. Voilà qu’apparait le Dos Maderas 5+5!

La beauté du Dos Maderas 5+5 est que le résultat de tout ce travail est tout simplement délectable. L’influence du vin de Xères est bien présent ! La vanille se fait bien sentir aussi. Avec de belles notes de fruits, de douces épices et même de bois. Ce Dos Maderas 5+5 est d’une douceur tout simplement remarquable. D’ailleurs il est un excellent candidat pour un rhum & fromage !

Au niveau de l’emballage, la maison Williams & Humbert nous a toujours offert de beaux emballages et elle persiste avec sa gamme de rhums. Le Dos Maderas 5+5 nous est présenté dans une magnifique bouteille, gravée par la maison Williams & Humbert, qui se trouve dans une jolie petite canisse.

À 70.75$ c’est un produit qui est fortement recommandable ! Un très beau produit à offrir ou à s’offrir en cadeau !

On visite: Ironworks Distillery

Vous vous rendez en Nouvelle Écosse et vous vous demandez si le dossier des spiritueux locaux est intéressant? Bien voici une suggestion amicale qui pourrait bien vous faire tomber en amour avec deux entrepreneurs incroyables qui produisent de magnifiques produits dans une ville où le charme est au rendez-vous. Bienvenue chez Ironworks !

La distillerie Ironworks à vu le jour en 2009 dans le site historique de Lunenburg en Nouvelle Écosse. Afin de trouver un nom à la distillerie, les créateurs ont été inspirés par l’édifice dans lequel ils se sont établis qui, dans les années 1900, produisait des travaux de fer pour les différents bateaux de guerre. Ce commerce demandait tellement d’effort et d’amour dans son travail que la distillerie a décidé de rendre hommage à ces ouvriers et a pris le nom d’Ironworks. La distillerie est jeune et surtout dynamique. J’ai eu la chance de parler à plusieurs personnes de cette distillerie et d’entendre leur histoire incroyable. Lorsque l’on parle à Madame Lynne MacKay ou voir même M. Pierre Guevremont (fondateurs et distillateurs), nous pouvons sentir la passion qui les anime et qui les transporte au travail à tous les matins. On peut facilement sentir l’énorme fierté qu’ils ont face à leurs produits et ce avec raison. De plus, cette fierté n’est pas seulement pour leurs produits mais aussi pour l’ensemble de l'industrie. Ils ont d'ailleurs fait l'ouverture d’une boutique à l’Aéroport d’Halifax qui offre que des produits locaux (spiritueux, liqueurs, vins, bières, etc.). Et que dire de l’écoute incroyable que Madame MacKay m’a offerte lors de nos échanges au sujet de mon défunt projet de micro distillerie?

Pour ce qui est de la conception de leurs produits Ironworks utilise un alambic de l’entreprise Mueller Pot Stills Inc (Voir photo ci-dessous). Ce type d’alambic est définitivement révolutionnaire dans le monde des micro distilleries puisqu’il s’agit d’un système que l’on dit hybride dû à sa grande versatilité en matière de conception de spiritueux. Nous devons aussi admettre qu’il s’agit d’un type de système qui attire bien l’attention par sa surprenante mais, surtout impressionnante beauté. Au niveau de leurs produits, cette distillerie offre une superbe variété!

Tout d’abord, Ironworks produit l’alcool de base de toute bonne distillerie, une Vodka! Malgré le fait que la loi stipule qu’une Vodka doit être une boisson alcoolique potable obtenue par le traitement de l’esprit de grain ou de pommes de terre avec du charbon de bois, de manière que le produit n’ait ni caractère ni arôme ni goût distinctifs, Ironworks fait sa Vodka à base de pommes qui proviennent de la vallée d’Annapolis. Une vodka très suave, enveloppante avec un soupçons de sucre à l’intérieur.

Lorsqu’une distillerie produit une Vodka, généralement vient le Gin. En effet, la Vodka est souvent la base d’un Gin. Je vous recommandes d’ailleurs la lecture de mon petit article à ce sujet dans l’onglet ‘’CATÉGORIE’’ sous ‘’La base du Gin’’. Ironworks produit donc un Gin selon les bonnes vieilles traditions d’un London Dry Gin avec des baies de genièvres, des bourgeons de sapins, du cynorhodon (petits fruits du rosier) et autres botaniques qui proviennent tous de la Nouvelle Écosse.

Avec cette Vodka, Ironworks produit aussi différentes types de liqueurs. En effet, à la distillerie nous avons accès à de la liqueur de canneberges, de bleuets, de framboises et voir même de rhubarbes. Toutes ces liqueurs sont fait avec le même procédé qui consiste à faire macérer le fruit dans la Vodka pendant un certain nombre de temps et par la suite le tout est pressé à l’aide d’une pressoir à vin. De cette façon, la Vodka est dilué par le jus naturel du fruit ce qui permet à la distillerie de ne pas mettre de sucre additionnel. Bien sûr, une seconde dilution sera fait à base d’une eau pure et ce afin d’offrir un pourcentage d’alcool désiré.

La distillerie produit différentes Eaux de Vie tel qu’à la poire, à la pomme ou voir même de style ‘’Grappa’’. Personnellement, je suis un grand amoureux de l’Eau de Vie à la poire. Un superbe produit.

Ironworks produit aussi une impressionnante gamme de rhums. En effet, elle nous offre un rhum blanc, un rhum ambré (Amber Rum), un rhum foncé (dark - le Bluenose Rum) et le prestigieux 5 ans. Tout d’abord, le rhum d’Ironworks est construit avec de la mélasse des caraïbes que la compagnie Crosby importe. Il s’agit donc d’une mélasse riche et très foncée. Pour ce qui est du Ironworks Amber Rum, il s’agit définitivement d’un rhum inspiré des traditions espagnoles. Lorsque nous nous versons un verre, nous avons cette odeur d’un rhum cubain ou voir même républicain. Légèrement épicé, de belles notes d’agrumes et bien sur le petit gout caramel/vanille qui fait son apparition et ce, grâce à son passage en fût de chêne pour quelques mois. L’Ironworks Bluenose Rum, de son coté, a remporté cinq fois le prix du Wolrd Best Dark Rum. Construit dans les traditions anglaises, d’un noir qui dance sur des reflets rougeâtres. Il dégage un goût de petits raisins secs et figues, le tout accompagné d’un goût riche de noisettes ainsi que de certaines notes très boisés. Il va plaire à ceux et celles qui préfèrent un spiritueux sucré. D’ailleurs, ce dernier est le seul qui est offert à l’extérieur de la distillerie.

Bref, tel que mentionné ci-dessus, c’est définitivement un endroit qui vaut le détour si vous pensez vous rendre dans ce magnifique coin de pays lors de vos vacances ou lors de vos voyages d'affaires.

Saluez Pierre et Lynne de ma part!

Tes vitamines C avec le Ferrand Dry Curaçao

En France, les ''appellations contrôlées'' sont assez fréquentes! Nous n'avons qu'à penser au champagne, au bordeaux, au sauternes, au calvados ainsi qu'au cognac. En parlant de cognac... Vous connaissez la Maison Ferrand? Maison de la plus belle variété de Cognac sur le globe! Malgré le fait que Ferrand existe depuis le 18e siècle, la grande rencontre a eu lieux en 1989. Cette rencontre fût celle de M. Ferrand lui même et du jeune Alxandre Gabriel. Il fait comprendre qu'avant l'arrivée d'Alexandre, Ferrand ne vendait pas (ou presque) son cognac. Mais, Alexandre avait une idée en tête et c'était de commercialiser ce qui était pour lui le meilleur Cognac au monde! Avec ces idées plus qu'innovatrices, Alexandre se fit proposer de monter dans l'aventure de Maison Ferrand et ce, en devant partenaire. Proposition qu'il acceptait avec honneur et grande fierté! Son objectif était simple - OUI continuer le nom de M. Pierre Ferrand à travers le monde mais aussi offrir des produits qui garderont le prestige de la famille Ferrand et qui, par le fait même les rendront plus que fier! Il faut admettre qu'il a excellé sur ce mandat! Aujourd'hui, Maison Ferrand connait un succès phénoménal avec le cognac Ferrand, mais aussi avec les gins Citadelles, de sublimes calvados, des armagnacs, les liqueurs Mathildes, la magnifique gamme des rhums Plantations et bien sur... Le Ferrand Dry Curaçao!

Qu'est qu'un curaçao? D'abord, il faut comprendre que le terme curaçao vient du fait que nous utilisons des oranges qui proviennent de l’île de Curaçao dans les Antilles. Ces petites oranges vertes ont tendance à donner d'avantage d'amertume que d'acidité. Présentement, sur le marché nous avons plusieurs liqueurs de type curaçao. Il y a le traditionnel Blue Curaçao qui est fait dans une tradition un peu plus industrielle, généralement à 25% alc/vol, créé à la base pour colorer les cocktails et y ajouter un petit goût d'agrumes. Il y a aussi le classique comme le Grand Marnier mais, question de faire différent, j'ai envie de vous présenter le Dry Curaçao de la Maison Farrand! Le Ferrand Dry Curaçao est ce qu'on appel dans le jargon un ''triple sec''! Tout d'abord, on distille un alcool de façon à la rendre le plus neutre possible dans laquelle on laisse macérer des écorces d'oranges Lahara pendant une certaine période de temps. Par la suite, on prend cette macération et on la distille trois fois plutôt qu'une (1ère pour atteindre 20% - 2ième pour atteindre 30% - 3ième pour atteindre 40%). Par la suite, le maître de chais assemble le tout à du sirop de sucre de canne préalablement vieillit ainsi qu'à une infusion de végétaux pour terminer avec du brandy ainsi que du cognac Ferrand. On laisse ensuite l'alcool en fût de chêne pour un certain nombre de temps! Le Ferrand Dry Curaçao nous offre un beau bouquet d'épices, d'amertume avec un petit coté boisé. Idéal pour un cocktail comme l'excellent White Lady.

Le bon vieux JP Wiser

Les premières mentions du whisky au Canada date de la fin des années 1700! À défaut de distiller certaines matières en provenance de l'Europe ou de l'Asie, les colons décidèrent de distiller les céréales qui poussaient sur les terres Canadiennes. C'était pour eux simple mais surtout rentable puisque l'on prenait les matières de la ferme familiale. Ce qui est intéressant est que dans les premières conceptions du whisky au Canada, on y lançait une simple poignée de seigle afin d'y donner un ''kick'' supplémentaire mais surtout distinctif. Voilà qu'est apparue la mention du canadian rye whisky! Au fil que le temps avança, les procédés de fermentation, de distillation et d'assemblage se sont bien sur perfectionné pour qu'aujourd'hui, le whisky canadien soit fait de plusieurs types de céréales et ce tout en restant unique en son genre! Quoi qu'encore aujourd'hui, plusieurs vont le confondre à tort avec le rye américain qui se doit d'avoir au moins 51% de seigle à l'intérieur. Nous n'avons aussi qu'à regarder le processus de distillation qui est fait d'une façon à éliminer le goût fumée que l'on retrouve généralement dans les whiskys irlandais. D'ailleurs, les whisky canadien ont tendance à offrir un bouquet de douces épices et on tendance à être plus léger dans leur profil ! Quoi que la tendance démontre la progression de whisky avec plus de caractères... Au profil TRÈS aromatiques avec une finition plus complexe!

Le plus vieux des whisky canadien se nomme JP Wiser - aujourd’hui propriété de l'incroyable distillerie Hiram Waker & Son en Ontario, LA plus grande entreprise de spiritueux au Canada voir en Amérique! C'est dans le milieu des années 1800, alors qu'il travaillait à la ferme de son oncle, que M. John Philip Wiser décida de fabriquer une distillerie avec un but en tête... Offrir l'un des whiskys le plus séduisant à l'odorat, à l’œil mais plus particulièrement au goût! Il faut admettre que son mandat fut réussi puisque son succès a été énorme et ce dès le départ! C'est suite à son décès que la compagnie fut achetée par Hiram Walker.

Pour lui rendre hommage, aujourd'hui je vous propose l'entrée de la gamme, le JP Wiser Deluxe! À l'intérieur de cette belle petite bouteille on a du whisky aussi vieux que 10 ans! Tout de même incroyable! Au niveau de sa conception, le JP Wiser Deluxe est fait à partir d'un beau mélange de céréales mais le seigle est définitivement la céréale dominante. D'ailleurs, il entre dans la catégorie du rye whisky assez facilement! De plus, on utilise ici un alambic à colonne qui offre un fini plus raffiné... Plus ''smooth''. Avec des notes qui portent sur le seigle et légèrement sucré on y retrouve aussi des notes qui tirent entre la vanille voir le caramel.

Ce JP Wiser est idéal pour ceux qui désirent s'initier au whisky! Il s'agit aussi d'un produit idéal pour introduire dans certains de vos cocktails de base tel que le Whisky Sour.

God Bless le bourbon… Surtout le Woodford Reserve!

Premièrement, qu'est-ce qu'un bourbon? Un bourbon est un whisky américain qui a reçu son appellation contrôlée en 1964. Donc, un bourbon est un whisky, mais un whisky n'est pas nécessairement un bourbon. Pourquoi? Puisque le bourbon afin de concevoir un bourbon, vous devez suivre une quantité folle de règlements:

#1 - Doit être construit aux États Unis (On entend souvent que les bourbons doivent être conçu dans l'état du Kentucky, ce qui est faux. Il s'agit simplement d'une croyance populaire du au nombre phénoménal de distilleries de bourbon qui se trouve dans cet état)
#2 - Doit être construit à 51% de maïs alors que les whiskys traditionnel peuvent avoir tout un mélange à l'intérieur.
#3 - Il doit être distillé un minimum de deux fois.
#4 - Sa distillation doit donner un alcool de MAXIMUM 80%.
#5 - Il doit être mis en barrique pour un MAXIMUM 72.5%.

L'un de mes premières expériences avec le bourbon était avec un superbe Woddford Reserve Straight Bourbon. Un excellent produit que j'ai grandement apprécié par sa douceur et ses arômes sublimes! Et que dire de l'histoire/culture de cette distillerie? C'est une distillerie qui a été fondé il y a plus de deux cent ans et qui est située dans le région de Blue Grass, une région reconnue mondialement pour ses chevaux de courses - c'est d'ailleurs LE bourbon officiel du prestigieux Kentucky Derby. Sa conception est définitivement magnifique. On utilise 72% de maïs... 18% de seigle... Et 10% d'orge. Ce qui étonnant dans tout ça? Le taux de seigle! Généralement on parle de plus ou moins 10%! Ce beau mélange est fermenté pour une période de six jours dans des cuves de fermentations ouvertes et en bois... Vraiment de toute beauté (voir les photos ci-dessous)! Cette fermentation donne une genre de bière surette de plus ou moins 9% d'alcool! Par la suite... On effectue trois distillations dans des systèmes qui sont très similaires à ceux que l'on utilise en écosse. Chaque distillation augmentera de façon délicate le taux d'alcool du produit. Une fois la distillation complétée, on met le tout en barrique pour une période de plus ou moins 7 ans.

Ces arômes sont fruités... Mentholés... Mais doux avec une touche de vanille! Quand on le boit on a perçois un léger caramel accompagné d'un soupçon de marmelade! Le bois se fait aussi très présent ce qui me plait grandement dans les bourbons !

Si vous êtes nouveaux dans l'univers des bourbons, son rapport qualité/prix - à 48.75$ (SAQ) - sera vous plaire et vous permettra d'entrer dans ce monde fascinant d'une très belle façon.

Voici le lien SAQ afin de connaitre les disponibilités:
http://www.saq.com/page/fr/saqcom/whiskey-americain/woodford-reserve-kentucky-straight-bourbon/10323111?selectedIndex=3&searchContextId=1113356152714302751

Madison Park Gin

Ah ce Madison Park Gin!

Un gin fait dans notre cours, en plein cœur de Verdun, par la jeune distillerie 1769! Pourquoi Distillerie 1769? Pour rendre hommage à l'année qu'est apparue la première distillerie au Québec! Présentement, à la SAQ nous pouvons trouver deux spiritueux de cette distillerie qui sont la MVodka ainsi que ce super produit qu'est le Madison Park Gin. Il s'agit d'un gin conçu tout en respectant les règles d'un bon vieux London Dry Gin. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Madison Park a remporté les grands honneurs à trois reprises en 2015. Ce gin est conçu d'une brillante façon! Tout d'abord, Maureen & Andrew, les fondateurs de la distillerie, prennent un alcool à grain neutre (style de vodka) dans laquelle ils laissent macérer les botaniques pendant plus de 24h. Quand nous parlons de botaniques nous parlons de la pelure d'orange, de citron, des bais de genièvres, de la coriandre ainsi que 5 autres ingrédients ''clés'' à la distillerie. Suite à cette macération, une distillation du liquide sera fait à travers un nouveau panier de botanique et ce pendant plus de 8h afin d'atteindre un niveau d'alcool de 70%! Bien sur... Le tout est dilué avec un eau pure du Québec afin d'atteindre un niveau de 40%/vol!

Avec son coût de 39.25$ à la SAQ, il s'agit d'un excellent rapport qualité/prix. (Pour l'instant, ce gin est non disponible à la LCBO ainsi qu'en Europe)

Avec ses arômes de baies de genièvre ainsi que d'agrumes il est très intéressant de l'intégrer dans plusieurs ''classic gin cocktail'' comme le Martini ou même dans un Négroni.

”Back To The Basic”

Back to the basic !

Qu’est-ce qu’un spiritueux?
Je suis désolé si je vous déçois mais un spiritueux n’a rien à voir avec l’univers des croyances et des religions. En fait, un spiritueux est un alcool que l’on obtient à l’aide d’une distillation.

Une distillation? Une distillation est une méthode que l’on utilise afin de bien séparer certains liquides, voir gaz. Il est important de noter qu’une matière liquide a bel et bien une température d’ébullition bien à elle. Ceci dit, une distillation consiste à mettre un liquide – généralement à faible taux d’alcool suite à une fermentation – dans ce que nous appelons un alambic pour ainsi faire succéder l’évaporation des différentes substances. Suite à l’évaporation, les vapeurs (voir gaz) seront liquéfiées. Ce liquide, que l’on peut maintenant appeler un spiritueux, peut ensuite être distillé à nouveau dans le but d’augmenter son taux d’alcool ou afin d’être neutralisé d’avantage.

Un alambic ? Un alambic est le système de conception par excellence de tous les spiritueux. Bien sûr, comme dans toute industrie, il existe plusieurs types d’alambics qui diffèrent selon le produit ainsi que selon la culture de la distillerie. Par exemple, lorsque nous concevons une vodka, un gin ou certaines eaux de vie, nous allons généralement utiliser ce que nous appelons un alambic à colonne. Ce type de système permet d’offrir un produit plus raffiner et généralement plus élevé en alcool dû à un principe de distillation multiple à l’intérieur de la colonne. Les alcools conçus à l’aide de ce type de système sont définitivement moins aromatiques et légèrement moins savoureux. Bien sûr, nous avons aussi des alambics qui nous offrent des produits beaucoup plus savoureux et aromatiques. Ces systèmes, que l’on surnomme ‘’Pot Still’’, sont souvent un pot à la base, une tête en forme de tulipe, un col de cygne qui récupère bien les vapeurs et un serpentin qui permet un refroidissement/liquéfaction des vapeurs. On obtient très rarement un alcool en haut de 70%/volume avec un tel système mais reste que nous avons aussi accès à un ‘’Double Pot Still’’ qui offre une distillation supplémentaire au produit dans le but d’offrir un léger raffinement et/ou offrir une teneur d’alcool plus élevée. Ce type de système est souvent utilisé pour les whiskys, rhums, certaines eaux de vie tel que le cognac et le calvados.

Suite à la distillation, certaines distilleries utiliseront une filtration du produit dans le but d’éliminer certaines imperfections. Encore une fois, les procédés de filtration peuvent varier selon la distillerie.


Et le baril dans tout ça… Il est où? Ah le baril! En effet, certains spiritueux peuvent bénéficier d’une maturation/vieillissement en barrique. Cet univers, malgré sa complexité incroyable, est tout simplement fascinant! Il existe plusieurs méthodes de vieillissement que ce soit par les méthodes utilisées, le pourcentage de l’alcool lorsque celui-ci est mis en barrique, le type de bois utilisé, la provenance de ce bois, la grosseur des fûts, l’historique et voir même la forme de ce dernier. Étonnant non? Par exemple, le simple fait qu’une barrique soit faite en chêne français plutôt qu’en chêne américain peut jouer un rôle considérable dans les arômes et dans le caractère d’un produit. De plus, il faut prendre en considération les méthodes de maturations qu’une distillerie offrira à ses produits. À certains endroits nous y retrouverons une méthode traditionnelle de laisser l’alcool en barrique pour un certain nombre de temps alors qu’à d’autres endroits nous ferons face à la méthode solera, qui se veut être un mélange d’âges.

Et? Bien que ce soit pour un spiritueux avec ou sans maturation, il y a généralement une dilution de l’alcool afin de l’embouteillé à un taux désiré. Il est important de savoir que le pourcentage d’alcool d’un produit peut varier selon plusieurs facteurs. L’un des plus importants est au niveau de la législation. Par exemple, si l’on regarde chez le Bourbon Américain, ce dernier doit absolument être distillé à un maximum de 80%, mis en barrique à un maximum de 72.5% et doit ensuite être embouteillé à un minimum de 40%. Et bien sûr, la dilution d’un spiritueux peut aussi avoir un impact au niveau des arômes qui s’y dégageront. C’est donc un travail très méticuleux que fait le maître assembleur lorsque vient le temps de diluer son spiritueux dans le but de lui offrir le profil tant désiré. Certaines distilleries, généralement de rhums ou whiskys, ne dilueront pas leurs spiritueux avant l’embouteillage. C’est ce que nous appelons ''Cask Strength’’.

Tout ce qui est mentionné ci-dessus est du pur bonbon pour moi. Je suis en effet une personne qui s’émerveille devant une cuve de fermentation, devant un alambic ou voir même devant un chai (entrepôt à baril). Je comprends parfaitement que le commun du mortel préfère d’avantage la dégustation, chose qu’y m’émerveille tout autant en passant. Mais, dis-moi dont Yan… Comment on déguste ça un spiritueux? Notre culture nous a grandement appris à déguster la plupart de nos spiritueux dans un cocktail. L’expérience est plus douce, plus agréable et permet généralement de garder un visage plus sérieux lors d’un événement social puisqu’en effet, plusieurs personnes grimaceront lorsqu’ils dégusteront un spiritueux dans tout sa pureté. Cela veut-il dire qu’ils ne sont pas capables de faire ce type de dégustation? Non… Au contraire! Bien sûr il faut une certaine éducation, une certaine pratique et une certaine méthode afin que le tout soit agréable. Voici quelques conseils de base – qui ne vous rendront pas des experts ou amateurs inconditionnels de dégustations pures mais qui pourront vous aider à apprécier d'avantage ce type de moment. Tout d’abord, le choix du verre. Plusieurs utiliseront les verres ‘’old fashioned’’ (merci à notre ami Bond… James Bond… D’avoir commercialisé ce type de dégustation) ou les ‘’tumbler’’ (choix fortement recommandé à côté du ‘’old fashioned’’) cependant, votre choix le plus judicieux sera un verre ‘’tulipe sur pied’’. Bien sûr, il existe plusieurs types de verres sous cette forme et ce selon le spiritueux. Par exemple, la grappa (eau de vie) a bel et bien son verre à elle. Bref, il existe une version universelle qui peut facilement convenir à plusieurs types de spiritueux.

Ok nous avons le verre, mais ensuite? Ensuite, on jette un coup d’œil à la robe ou le look de notre spiritueux dans le verre. Prenez le temps de faire une rotation complète du liquide à l’intérieur du verre. Cette opération vous permettra d’analyser le type de baril utilisé (avec la couleur – si tel est le cas), le niveau de filtration et voir même la teneur en alcool. En effet, un spiritueux plus élevé en alcool aura tendance à revenir plus lentement dans le verre et les coulisses, que l’on appel tendrement ‘’les jambes’’, se formeront aussi de façon plus lente.

Ensuite, vient le travail du nez puisqu’en effet, pour bien comprendre un spiritueux, il faut généralement bien sentir/percevoir les arômes. Voilà un domaine où votre culture jouera un grand rôle. Qu’est-ce que votre culture peut bien à voir dans ce dossier? Que ce soit à travers le quotidien ou à travers différents voyages, nous avons tous eu la chance de sentir/percevoir différents arômes. Ceci dit, notre culture olfactive est différente de peu ou beaucoup. Il est donc important de ne pas se sentir moche si, en cours de route, mes analyses sont légèrement différentes des vôtres. Bref! Comment devons-nous sentir le tout? Définitivement en NE PLONGEANT PAS le nez dans le verre! Il faut tout de même se rappeler que tout ce beau liquide est de l’alcool! Donc, en plongeant profondément le nez dans le verre il y a de très forte chance que vous vous brûlez quelques poils. En premier lieu, prenez le temps de souffler légèrement dans le verre. Cela permettra aux alcools les plus légères de laisser place à celles un peu plus lourdes. Par la suite, placez le verre à l’horizontale (en s’assurant de ne pas renverser le liquide), placez le à quelques centimètres du nez et faites le légèrement balancer du haut vers le bas. Le nez percevra, dès ce moment, plusieurs arômes. N’hésitez surtout pas à varier l’intensité de l’inspiration. Vous vous apercevrez que chaque inspiration vous donnera un petit quelque chose de différent. Par la suite, tentez l’exercice en mettant le nez à quelques centimètres de l’aplomb du verre. Les éléments plus volatiles et plus légers seront d’avantage isolés. Tout au long de ces exercices, je vous encourage à prendre des notes afin de bien analyser le tout par la suite. Cette analyse vous offrira des détails comme sur les matières premières, l’intensité de l’alcool, la dilution, le type de barrique, etc.

Je vous entends me dire : ‘’C’est beau tout ça mais J’AI SOIF!’’ Oui Oui! Nous y voilà! Nous voilà finalement à la vraie dégustation! À ce que nous appelons la bouche. Question de bien apprécier ce dossier, je recommande fortement d’éviter la consommation d’aliments ou de boissons relativement puissantes en matières de goût tels que tout ce qui peut contenir du café, de la menthe (voir même autres herbes et épices), etc. De plus, prenez le temps de rincer votre bouche avec un bon verre d’eau. En bouche, cela peut paraître bizarre mais essayez de bien mastiquer le liquide pendant quelques secondes. Si vous le pouvez, respirez et inspirez lors de cet exercice. C’est alors que les différentes molécules se frotteront aux papilles gustatives et vous dévoileront le cœur de votre spiritueux chouchou. Et voilà que nous arrivons à ce que pouvons appeler la finale! C’est l’impression que nous avons lorsque le tout passe de la langue à la gorge.

Vous croyez que le tout  est terminé au niveau de la base? Du tout! J'ai bel et bien un dernier point. Celui du plaisir! Ayez du plaisir pendant ce moment. Soyez généreux et offrez vous du temps. Du temps que vous pourriez aussi partager avec votre conjoint(e), des ami(e)s ou simplement avec d'autres membres de la famille. Ce partage vous permettra d'échanger dans un contexte bien différent que celui de l'ère techno dans lequel nous vivons. Et bien sur... Faites le avec modération! C'est cliché mais la modération a bien meilleure goût... C'est définitif!

J'espère que cette base vous aidera à mieux comprendre mon travail, mon blogue ainsi que mes différents articles.

Cheers !

Alambic de Les Vergers Lafrance