Les jeux dangereux de l’alcool!

On ne se le cachera pas! Depuis quelques années, les réseaux sociaux sont devenus un véritable outil de communication et par le fait même… Un très bel outil pour les âmes un peu tordues, pour ne pas dire les personnes ou voire même les entreprises de mauvaise foi. Je vous explique…

Bien sûr, la situation sur l’industrie des alcools est bien différente à travers le globe. Cependant, dans mon cher Canada, la situation est relativement identique dans les différentes provinces. L’alcool se vend et s’achète dans une société d’état (SAQ, LCBO, NB Liquor & NS Liquor) ou même dans une entreprise spécialisée ayant obtenue l’autorisation provinciale (Alberta et Colombie Britannique). Vous êtes attirés par les produits sur un site web étranger? Et bien avant de vous lancer dans vos achats (parfois compulsifs), j’aimerais simplement vous expliquer les risques. Tout d’abord, il faut comprendre que si vous communiquez avec l’entreprise en question, elle risque de vous dire qu’il n’y a aucun problème au niveau de l’envoie et qu’elle l’a déjà fait. Qui voudrait perdre une vente à cause des termes sur l'expéditions? En bout de ligne, si le colis se perd ou si le colis se fait prendre, l’entreprise en question n’est pas responsable et elle a tout de même obtenue votre paiement. La meilleure des options est d’être honnête. Après tout, l’honnêteté a toujours été gagnante, surtout dans ce type de dossier. Lorsque je parle d’être honnête, je parle de vous assurer que le fournisseur indique de façon claire et précise qu’il s’agit de bouteilles d’alcools. Je parle aussi de communiquer avec votre société d’état ou département provincial afin d’obtenir votre «dû» permis. Après tout, il vous faudra se permis afin de bien récupérer votre paquet aux douanes canadiennes. «Mais Yan… C’est cher ce processus?» C’est à vous d’en juger selon le prix de vos bouteilles. Par exemple, sur trois bouteilles déclaré à plus ou moins dix (10) EURO chacune, les frais totaux peuvent varier entre cent vingt (120) à cent quarante (140) dollars. Cela est au niveau de votre permis ainsi qu’au niveau des frais de douanes. «Ok… Et si je cache le fait que c’est de l’alcool?» Alors là, vous jouez un jeu dangereux. Soit que les douanes ne portent aucun attention à votre colis et il vous sera délivré comme prévu ou alors les douanes voit clairement le jeu et confisquent les bouteilles. N’essayez pas de faire les procédures honnêtes par la suite. Il sera malheureusement trop tard! Les bouteilles seront détruites ou envoyées aux fournisseurs et ce, peut-être à vos frais.

Saviez-vous qu’il y a aussi une loi qui interdit la vente de spiritueux entre les provinces? Bien sûr, ici, il y une certaine «zone grise», mais reste que plusieurs entreprises ne peuvent effectuer des envois à l’extérieur de leur province. Poste Canada refusera même de prendre le colis en charge s’il remarque le contenue. Pourquoi est-ce ainsi? Puisque les produits alcoolisés sont tout de même grandement taxés par les différents gouvernements. Ces taxes vont (selon toute vraisemblance) dans les coffres et les dépenses attitrés à notre province. Et que dire de la revente en ligne? C’est malheureusement le même principe. La revente d’alcool sur les divers réseaux sociaux est illégale et ce, même si vous vous êtes acheté une caisse et que vous essayez simplement d’être généreux avec divers amateurs en ligne. Bref, libre à vous d’effectuer vos achats comme bon vous semblent, mais soyez tout de même avisé des risques. 

En parlant de risque, cela m’amène à vous parler d’un autre point ou plutôt d’un autre «danger». Tel que mentionné dès l’ouverture de ce billet, les réseaux sociaux sont devenu de véritables outils de communications et par le fait même... D'un certain voyeurisme. Un voyeurisme qui peut parfois apporter des situations malheureuses. Un voyeurisme qui se voit même dans la magnifique industrie des spiritueux. Il m’arrive, à plusieurs reprises, de voir des utilisateurs partager leurs plus belles bouteilles. Leurs bouteilles les plus dispendieuses. Leurs bouteilles les plus rares. Même, leur collection complète! Mine de rien, vous êtes peut-être en train de démontrer à des personnes de mauvaises fois la grande valeur monétaire qui se cache dans votre douillet chez vous. Vous mettez votre environnement à risque. «Mais Yan...  J'ai un assurance pour ma collection/cave! Je suis grandement couvert avec cette assurance!» Je n’ai aucun doute. Cependant, saviez-vous que certaines compagnies d’assurances peuvent refuser votre indemnité en cas de vol si elle réussit à prouvé/démontré que vous avez valorisé votre richesse sur les réseaux sociaux? J’ai d’ailleurs confirmé l’information auprès de quelques courtiers en assurance habitation. Prenez par exemple ce pauvre couple, il y a quelques années, qui s’est vu refuser son indemnité puisqu’il mettait en ligne des photos en direct de leur voyage. Il affichait clairement leur absence. Résultat? La maison fut complétement vidée. «Ok… Mais moi c’est juste des bouteilles d’alcool!» Il existe de grands amateurs ou voire même collectionneur. En ce moment, il y a un marché incroyable pour les spiritueux. Regardons l'engouement pour les grandes bouteilles de whisky. Regardons l'engouement pour certains produits rares. Regardons tout simplement l'engouement sur les réseaux sociaux face à l'industrie telle qu'elle est. Il y a des acheteurs et ce, peu importe la bouteille.

Tout comme avec vos consommations, soyez prudent. Soyez avertis. Je suis persuadé que vous appréciez votre petit verre de fin de soirée alors tentez de vous éviter de la paperasse inutile pour bien profiter de ce beau moment. 

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