Les rhums Aldea, la vida de la isla!

L’Espagne! Un pays de rêve! Un pays qui excite notre côté romantique. Un pays qui engage notre côté aventurier. Un pays qui fascine notre côté épicurien. Un pays dans lequel la bonne bouffe et le bon vin font partie du terme culture espagnole. Après tout, il y a tellement de magnifiques producteurs sur ce terroir. C’est normal d’arriver avec une certaine soif ainsi qu’une certaine faim! Mais si je vous dis que l’Espagne est aussi un magnifique producteur de rhum, seriez-vous prêt à délaisser le verre de vin pour un cocktail? Ou même un excellent rhum à son état brut? Aujourd’hui, je vous présente la première partie d'un reportage sur les rhums espagnoles. De ce fait, je vous présente le «ron» Aldea qui, tout comme son pays, est une vraie beauté.

Fondée sur les Îles Canaries en 1936 par la famille Quevedo, cette maison de «ron» a connu un tournant marquant en 2014, lorsqu’un certain Santiago Bronchales se joint à la distillerie. Ce dernier, œnologue de formation, travaillait dans l’industrie du vin jusqu’en 2005 ou il fit la rencontre de Pedro Ramon Lopez Olivier, le grand manitou derrière Oliver y Olivier, l’une des plus grandes entreprises de rhums de la République Dominicaine. C’est d’ailleurs ce Santiago qui a démarré la gamme Opthimus ainsi que plusieurs autres. Ce fut une très belle aventure, mais en 2012, il était temps pour lui de passer à autre chose et de créer sa propre gamme de rhums, Ocean’s Rum. Il pouvait alors y mettre d’avantage de sa créativité. Il pouvait ainsi avoir un plus grand contrôle sur son succès. C’est pendant cette aventure qu’il fit la rencontre de Manuel Quevedo, propriétaire et maître distillateur de la maison Aldea. Après plusieurs discussion qui lia les deux hommes d’amitié, Santiago décida de vendre son entreprise Ocean’s Rum pour ainsi devenir un joueur clé d’Aldea. En 2014, il hérita non seulement du poste de gestionnaire de la marque, mais aussi de celui de maître assembleur. Bien que Santiago arriva avec un esprit jeune et plus audacieux que la norme, ce dernier représente bien les valeurs d’Aldea. Artisan, la maîtrise, la famille ainsi que le plus important… La tradition!

Ces quatre mots sont bien présents dans la conception complète de la gamme Aldea. Il était primordial pour la maison d’offrir un produit très «artisanale» tout en maîtrisant le tout. De ce fait, il distille donc toute la canne à sucre qu’ils ont sur le domaine. Bien sûr, la maison n’a pas assez de canne à sucre pour bien répondre à la demande. Donc, ils offrent quelques «grands rhums» agricoles, mais offrent aussi de jeunes rhums dans lesquels nous trouvons d’avantage un distillat de mélasse. Cependant, Santiago me mentionnait que nous retrouvons toujours un minimum de 10% de rhums agricoles à l’intérieur de chaque bouteille, de là l’importance de la maîtrise au niveau des assemblages. Je lui ai d’ailleurs demandé s’il n’était pas possible d’agrandir la production de canne à sucre? «Tout à fait! C’est d’ailleurs dans nos plans. Mais pour l’instant l’exercice est complétement ridicule financièrement. Alors qu’une tonne de canne à sucre coûte plus ou moins 45 USD dans certains pays des Caraïbes, d’Amériques Centrales ainsi que d’Amérique du Sud, nous devons la payer à plus ou moins 350 EURO!» -

La distillation chez Aldea est très impressionnante! Tout d’abord, on parle d’un magnifique alambic Egrott qui date du 19 siècle. Par la suite, on parle d’un système à flamme nue (au bois!). Alors que le distillat de mélasse se présente à plus ou moins 70% d’alcool/volume, celui de la canne à sucre se présente à plus ou moins 65% d’alcool/volume. Pour avoir dégusté ce «new make», c’est sublime. C’est goûteux. C’est végétal. C’est comme une bonne bouchée de la canne fraiche.

La maturation fait, elle aussi, preuve de la maîtrise de la maison Aldea. D’abord, plusieurs types de barriques sont utilisés. Il y a certaines en chêne américain. D’autre en chêne français. Certaines avec un taux de chauffe plus intense. D’autres plus légers. Bref! Ce sont des barriques complètement neuves qui sont utilisées pour les rhums plus jeunes. Par la suite, des rhums plus vieux sont transférés dans ces barriques afin de diminuer l’appart du bois et de ses tanins dans le produit final. Dans le cas de l’excellent Tradition, la maison utilise aussi une barrique de vin rouge (Tempranillo) pour faire ce que nous appelons une finition au rhum. On parle ici d’une finition de plus ou moins deux (2) ans. D’ailleurs, les prochaines années risques d’être intéressantes chez Aldea puisque certaines expérimentations sont présentement en cours au niveau de la maturation. On parle de barriques «pin de thé» ayant préalablement contenue du vin de Malvasia (très sucré). On parle ici d’un bois provenant du terroir des îles tout comme un vin des îles. Aldea veut vraiment produire une bouteille qui sera l’essence même de ce magnifique terroir

Au niveau de l’assemblage, Santiago utilise cette maîtrise de la tradition qui lui a été fournie par la famille Quevedo. Il assemble minutieusement les différentes barriques afin d’obtenir le produit qui représente à la perfection les valeurs de la maison. C’est le cas de le dire… Il a un sacré pif!

Le pif de Santiago n’est pas simplement utile pour l’assemblage. Il l’est aussi pour les affaires. Il l’est aussi pour les consommateurs. Pour les amoureux de rhums. La preuve est que dans les prochaines années, voir même dans les prochains mois, Aldea nous offrira divers produits comme de nouvelles finitions, un excellent Single Cask Strengh, l’Anniversary XO ainsi que quelques liqueurs. «Le rhum est plus populaire que jamais. Les consommateurs se font de plus en plus curieux. Nous devons continuer notre tradition familiale tout en offrant du nouveau, tout en offrant une certaine évolution. Le terroir de nos îles nous permet d’offrir le tout!»

Ok… Ok! Je sais que vous aimeriez que je vous présente quelques produits Aldea, alors pour la cause, voici trois (3) rhums Aldea.

Aldea Envejecido
Un rhum de type mélasse, il contient tout de même une légère partie de rhum agricole à l'intérieur. On parle ici d'un rhum relativement jeune avec une moyenne d'âge de huit (8) ans. Un produit qui se présente de façon très simple. Les tanins du bois se font bien présent. La vanille, la cannelle ainsi que quelques épices se pointe à travers des notes de petits fruits.



Aldea Blanco Agricola

Amateur de rhum blanc agricole, celui-ci vous charmera à coup sur! On parle d'un rhum construit avec une seule et magnifique canne à sucre qu'est la blanca cristalina. Malgré son 42% d'alcool par volume, ce rhum est d'une belle douceur et ce, à travers de magnifiques arômes de la canne et quelques épices agréables.



Aldea Maestro

Avec une moyenne de dix (10) années passées à l'intérieur de chêne américain, ce rhum se présente avec une très belle palette aromatique pâtissière. La vanille grandement présente laisse aussi place à un genre de moka. Très beau produit!

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