Olivier en plein conférence

On jase… Avec Olivier Lambert!

Un beau jour, j’ai décidé de mettre un certain projet en œuvre. Celui d’avoir une plateforme web pour les consommateurs, les amateurs et les curieux en spiritueux. De ce fait, je me suis renseigné à gauche et à droite afin de bien connaitre les défis que j’allais rencontrer dans ce parcours. De plus, je voulais posséder les meilleurs outils afin d’offrir une expérience magnifique et surtout à mon image. Seul bémol… Je suis nul avec tout ce qui concerne technologie, programmation et le monde 2.0! Cependant, lors de mes recherches, je suis tombé sur un certain Olivier Lambert ( www.olivierlambert.ca ) qui me promettait de m’offrir les outils nécessaires afin que je puisse produire moi même ma plateforme web et être capable de comprendre parfaitement mes actions sur celle-ci. De plus, ce ''hypster'' m’a aussi mentionné que je deviendrai meilleur sur les réseaux sociaux à l’aide de certaines formations et à l’aide de certains outils proposés. Il était tellement certain de lui qu’il m’a offert de rembourser les coûts de la formation si le tout n’aidait pas l’atteinte de mes objectifs. Je me suis inscrit. Après tout, j’ai vérifié tout à son sujet. Son histoire, ses réussites, ses antécédents judiciaires… Ok ok! Peut-être pas mais disons que je me suis fortement renseigné et quand j’ai eu terminé de lire son parcours, je suis immédiatement devenu l’un de ses étudiants.

Mais, qui est cet Olivier Lambert? C’est un jeune homme de vingt-cinq (25) ans qui gagne actuellement sa vie avec un blogue incroyable sur le marketing. À travers son blogue, il offre des conférences ainsi que diverses formations fortement intéressantes telles que sur le marketing par courriel, le marketing de contenue et plus encore. D’ailleurs, il est considéré comme l’un des trente (30) jeunes les plus prometteurs au Québec. Tout de même incroyable.

Mais passons aux choses sérieuses. J’ai réussi à voler quelques minutes de son temps afin qu’il répondre à mes questions. À travers cette entrevue, vous connaîtrez d’avantage ce ''geek'' du marketing. Par contre, j’aimerais vous avertir d’une chose, il va vous charmer le p’tit maudit!

On jase avec Olivier Lambert !

YAN AUBÉ – Olivier! Alors, qu’est-ce que l’on boit?

OLIVIER LAMBERT – Un Glenvilet 15YO, un excellent scotch d’automne! Très doux avec un goût de miel et de vanille. Après la première gorgée on se laisse surprendre par un arrière-goût subtil de cannelle!

YAN AUBÉ – Sur ta page professionnelle, tu mentionnes Marketing, scotch et domination mondiale. Est-ce que le scotch est ton spiritueux chouchou? Sinon, quel est ton spiritueux chouchou?

OLIVIER LAMBERT – Définitivement mon alcool favori! Pas seulement le scotch, mais j’adore le whisky de façon générale. Je suis loin d’être le grand manitou du whisky, mais je ne passe jamais une occasion d’explorer un nouveau scotch!

YAN AUBÉ – Comment as-tu tombé en ''amour'' avec ce type de spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Comme tous les autres jeunes de mon âge (quand j’étais ado), je buvais du Jack Daniels à l’occasion. Honnêtement, je n’ai jamais compris mon intérêt envers ce type de spiritueux. J’en buvais pour la ''brand'' je suppose… Un beau jour, le barman m’a dit qu’il n’avait plus de Jack Daniels alors il m’a proposé un Chivas. Ça aura été le coup de foudre et je n’ai plus jamais commandé de Jack Daniels de ma vie haha!

YAN AUBÉ – … Avoue que ça l’aide d’avoir un verre à la main lors de la création d’un blogue et/ou article!

OLIVIER LAMBERT – J’ai déjà pris l’habitude de prendre un verre ou deux lorsque j’écris mes textes, mais c’était quand j’étais blogueur de week-end. Pour moi le scotch, c’est comme les femmes. Ça ne se mélange pas très bien avec le travail!

YAN AUBÉ – Ta bouteille de rêve et pourquoi? (Peu importe le prix et peu importe si elle est disponible ou non au Québec)

OLIVIER LAMBERT – Je suis une personne qui aime son scotch tourbé et/ou fumé avec des notes de chocolat et de baies. Mes deux scotchs d’occasions que je préfère sont donc le Lagavulin 16YO et le Bowmore 15YO Darkest. Donc si jamais quelqu’un veut me gâter, vous savez quoi acheter! Mais un scotch ''hors de portée'' qui continue de me hanter jusqu’à ce jour est le Bowmore 23 1989. J’ai eu la chance de m’en verser un bon verre dans un liquor store à Singapour. Il y avait un bar à dégustation et la vendeuse était occupée avec un autre client alors j’en ai profité! C’est toute une expérience et ça va plaire à n’importe quel fan de Bowmore! Le problème, c’est surtout le prix. À 700$ la bouteille... ce n’est pas un scotch qu’on boit tous les jours!

YAN AUBÉ – On te connait aussi comme un sacré globetrotter. Dans quel pays as-tu des souvenir mémorables en matière de spiritueux et c’était quoi?

OLIVIER LAMBERT – HA! Okay, j’ai une histoire assez drôle, tiens-toi bien. Je n’ai pas voyagé tant que ça, en fait je commence tout juste à découvrir le monde. Mais l’an passé, j’ai fuis le froid hivernal pour m’exiler sur les plages de la Malaisie. La première chose que j’aurais dû savoir avant d’acheter mon ticket d’avion était qu’il s’agissait d’un pays musulman, donc il y a de très fortes taxes sur l’alcool, et c’était pire pour les produits occidentaux. À 150$ la bouteille de Chivas, j’ai dû me résoudre à découvrir les alcools locaux. Cependant, puisque certaines étiquettes étaient en chinois, c’était difficile de savoir ce que je buvais. La plupart des alcools n’étaient pas très bons, mais avec en cocktail, ça passait bien. La bouteille avec un tigre dessus était moins mauvaise que les autres (mais quand même pas très bonne) et je n’avais aucune idée de quoi il s’agissait. Quelques jours après l’avoir terminé, j’ai été dîner avec mon hôte AirBNB. Quand je lui ai montré l’image il m’a regardé et m’a dit en essayant de retenir son fou rire : ''Mon grand-père boit ça! C’est pour ceux qui font de la dysfonction érectile.'' Jusque-là, c’est encore pas si mal, mais j’ai eu le malheur de lui demander pourquoi c’est censé être bon pour ça. Il n’a pas pu s’empêcher d’éclater de rire. Il me regarde, reprend son sérieux et me dit : ''Parce qu’ils y font tremper des parties intimes de tigres.''

… TAB…

YAN AUBÉ – Tu es tout un expert en matière de marketing. Comment est arrivée cette passion ou cette obsession pour le marketing?

OLIVIER LAMBERT – En fait, je suis devenu un ''expert marketing'' par hasard. Je suis un geek, et pour moi ça veut dire que j’adore comprendre, non seulement ''comment'' les choses fonctionnent, mais ''pourquoi'' elles fonctionnent comme elles le font. Ça peut sembler étrange, mais au CEGEP je voulais être psychologue! Mais après avoir lu tous les grands ouvrages de psycho pop sur le marché, j’ai perdu un peu l’intérêt. J’ai donc été en communication dans l’objectif d’aller faire une maîtrise en Gouvernance Mondiale à Waterloo (yep, la domination mondiale est un thème récurrent dans ma vie haha!). Je me suis donc mis à lire un paquet de trucs d’économie et de politique. Qu’est-ce qui arrive lorsqu’on mélange une forte compréhension du comportement humain avec une bonne vision du marché et une âme de geek qui aime designer des sites web et programmer des trucs? Un web-entrepreneur qui vaut dominer le monde! J’ai lu beaucoup de choses en lien avec l’entrepreneuriat, la vente et l’écriture publicitaire, mais la seule expérience que j’ai avec le ''marketing'' est un cours en ligne vachement mauvais que j’ai pris à l’université. Puisque je ne me suis jamais fait dire ''comment'' c’est sensé fonctionner, ça me permet de sortir du moule et d’utiliser des techniques très efficaces que tous les autres ne veulent pas utiliser parce qu’ils sont trop occupés à faire leur analyse FFOAM, des focus group ou encore à gosser la palette de couleur pour leur prochain dépliant.

YAN AUBÉ – D’ailleurs, tu es définitivement l’une des étoiles montantes dans cette matière. Permets-moi de te demander ce que tu penses du marketing en matière des alcools. Que penses-tu de la stratégie de la SAQ?

OLIVIER LAMBERT – Ahhh ça c’est une très bonne question… Le problème avec l’alcool, c’est que ce n’est pas nécessairement très bon pour la santé! Il y a donc une sorte de responsabilité sociale autour du marketing de l’alcool, ce qui entraîne une liste assez impressionnante de restriction et règlements encadrant sa promotion. Ceci étant dit, je pense que la plupart des grosses brands font une bonne job. Je pense entre autres à Captain Morgan, Guiness et Dos Equis. Par contre, il y a une chose que je changerais et c’est la fâcheuse tendance aux marques d’alcool à toujours cibler les hommes. Les hommes et les femmes ne consomment pas de la même façon et je crois qu’il faudrait définitivement s’intéresser plus à la femme. Je pense que cette tendance provient du fait que la plupart des marques focus encore leurs énergies sur la publicité télé qui ne permet pas de discriminer selon la démographie. Mais avec YouTube, Instagram ou Facebook, c’est facile de faire la distinction.

YAN AUBÉ – Crois-tu que le marketing d'une telle industrie devrait miser sur la modération? Crois-tu que l'on encourage trop les ''beuveries'' à travers certaines stratégies?

OLIVIER LAMBERT – Eh bien si c’était le cas, ces publicités seraient illégales haha! Je ne pense pas qu’ils vont trop loin. C’est certain que je ne suis pas un fan des pubs de Budweiser, mais en même temps je doute que les amateurs de scotch fassent partit de leur public cible!

YAN AUBÉ – Tu as déjà été impressionné par une stratégie de marketing de la part d’une entreprise en spiritueux?

OLIVIER LAMBERT – Les marques d’alcools sont hyper créatives dans le contenu, mais pas vraiment dans le contenant. Des pubs hilarantes, il y en a des milliers sur AdWeeks et elles sont toutes plus créatives les unes que les autres. Cependant, c’est assez rare qu’on les voie innover comme Ex Machina l’a fait avec Tinder. Je pense qu’il y a une foule de choses à faire… Imagine une application de réalité virtuelle qui te fait visiter les distilleries? Ou encore un chat bot Guiness qui te lance une conversation messenger ou SMS le vendredi soir? Les nouvelles technologies offrent une foule d’occasions de faire du storytelling, et bien que les agences créatives se lâchent lousse, j’ai l’impression qu’ils restent trop confinés aux formats qu’ils connaissent. Old habits die hard

YAN AUBÉ – Voyages, le titre d’être un des ''must'' en matière de blogueur et de marketing, des projets incroyables tel que ''La Tranchée''… Tout semble si parfait pour toi. Que souhaites-tu pour le futur?

OLIVIER LAMBERT – Hehe, ce qui semble parfait ne l’est pas toujours! N’importe quel projet vient avec son lot de problème. Je me sens juste choyé d’avoir des problèmes que j’aime beaucoup régler! Mon nouveau bébé est ''La Tranché'' et il va s’agir de mon point focal pour les 3-4 prochaines années. L’objectif est d’en faire une ''one stop shop'' pour tout ce qui a un lien avec le marketing et l’entrepreneuriat. Pour l’instant, il s’agit principalement d’une communauté en ligne, mais d’ici peu, les gens auront également accès à des vidéos de formations/entrevues exclusives ainsi qu’à du coaching privé. À terme, je veux réunir une équipe d’experts et systématiser le développement de cours en ligne de sorte qu’on soit en mesure de créer plusieurs nouvelles formations par mois tout en éclatant les standards de l’industrie en termes de pédagogie et qualité de production. Je rêve qu’un jour, lorsque les employeurs auront à choisir entre quelqu’un qui a une maîtrise en marketing et quelqu’un qui a une lettre de recommandation de La Tranchée, je rêve que l’employeur choisisse l’élève de La Tranchée sans hésiter.

Je tiens personnellement à remercier Olivier. Non seulement pour son entrevue mais aussi pour son ouverture ainsi que ses conseils toujours intéressants et incroyablement utiles. Une visite sur son site web s'impose réellement. Vous allez voir à quel point ses formations sont pertinentes et à quel point tout le monde peut facilement s'y retrouver.

C'est grâce à cette personne et son expertise si vous pouvez, aujourd'hui, avoir une référence en matière de spiritueux.

Le bouteille ''du Tigre'' ...

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